Partout au niveau des agglomérations de la daïra de M’Chedallah, c’est le même décor de détérioration et d’abandon qu’offrent les lignes du téléphone fixe. Des pylônes inclinés ou carrément renversés, des fils cassés qui pendent lamentablement des poteaux, des lignes en service accrochés aux branches des arbres attachés aux angles des maisons ou fixés aux poteaux électriques, comme à Raffour au quartier Houchat Amar où un enchevêtrement de ces fils ressemble à une toile d’araignée. Dans la commune d’Ahnif, les résidants du quartier Cheikh El Lefth nous apprennent que le téléphone fixe a cessé de sonner depuis presque 2 ans, en raison de la détérioration de la ligne. Des citoyens affirment que leurs multiples requêtes adressées aux services d’Algérie Telecom sont restées lettres mortes. D’autres parmi les abonnés de Cheikh El Lefth affirment même qu’ils continuent à recevoir des factures d’abonnement, malgré l’arrêt total de leurs lignes du téléphone fixe. Certes depuis l’utilisation du mobile et de l’Internet, le téléphone fixe est peu utilisé mais toujours est-il que c’est un moyen de communication qui garde encore intacte toute sa valeur et rend d’énormes services aux citoyens, d’autant plus que toutes les administrations de l’ensemble des secteurs étatiques l’utilisent encore. Le long brouillage des réseaux de la téléphonie mobile lors de l’opération de ratissage des maquis de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Bouira a montré l’utilité et la valeur du téléphone fixe et même sur le volet romantique : qui des citoyens n’a pas la nostalgie de la bonne sonnerie du téléphone de jadis, qui résonnait agréablement dans la plupart des foyers ? Ces ouvrages évoqués ne nécessitent que quelques retouches pour reprendre du service.
Oulaid Soualah