Créée par décret présidentiel en1971, la commune d’Aït Yahia Moussa est classée deuxième en matière de population (22000 habitants) au sein de la Daïra de Draâ El Mizan. Au niveau de cette municipalité le développement reste toujours en deçà des espérances, même les édifices des services publics ne répondent plus à la demande des citoyens. C’est bien le cas de la mairie. Cette dernière n’a même pas de salle de réunions, ce à quoi s’ajoute l’exiguïté de tous les bureaux, notamment celui de l’état civil sans parler. Dans cette optique, après des démarches fructueuses de la part des autorités locales, un projet de réalisation d’un nouveau siège de l’APC leur a été accordé. La première tranche, concernant les travaux de base et de clôture de ce site, a été achevée moyennant une enveloppe financière de 12 millions de dinars retenue dans les PCD. Une autre rallonge de 20 millions de dinars lui a été accordée. « Après deux avis infructueux, une entreprise a, finalement, été retenue. Les travaux sont depuis lancés », nous a confié le maire d’Aït Yahia Moussa, M. Rabah Menguellet. Symboliquement, la première pierre a été posée par le wali de Tizi-Ouzou, en visite dans la région. Profitant de cette occasion, le premier responsable de la commune a évoqué ce sujet avec le premier magistrat de la wilaya. « Vous pouvez aller jusqu’à 4O millions de dinars, pourvu que le projet réponde à toutes les normes », telle est la réponse du wali aux responsables locaux. Ce futur siège, selon sa fiche technique, aura un rez-de-chaussée et deux étages où il y aura une grande salle de délibérations et plus d’une vingtaine de bureaux. Dans le même ordre d’idées, le maire nous a annoncé que pour les deux antennes administratives prévues à Tachtiouine, pour le versant Ouest, et à Iâllalen, pour le versant Est, les sites ont été dégagés et les études techniques sont lancées. Avec la réalisation de ces deux antennes, la commune en aura, en tout, trois en comptant celle de Tafoughalt, mise en service au début des années 90 et dont les services rendus à la population sont très appreciables.
Amar Ouramdane
