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Aït Mahmoud : La commune en quête de développement

Aït Mahmoud, une commune à une vingtaine de kilomètres au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou; issue de dernier découpage administratif de1985, qui dans le passe, dépendait de la commune de Béni Douala, compte 7653 habitants, selon le dernier recensement général de la population et l’habitation (RGPH) effectué en 2008. La population est disséminée sur une superficie globale de 25,72km². Elle est considérée parmi les localités les plus pauvres des 67 communes que compte la wilaya. Cette contrée subit le sous développement à cause du retard de plusieurs opérations de grande envergure, et est à la recherche d un avenir meilleur. Les projets dont a bénéficie la commune (PCD) n’ont pas, à ce jour, satisfait les habitants des neufs villages d’ Aït Mahmoud, la cagnotte octroyée est souvent réservée pour de petites opérations d’urgence (assainissement,gabions …). Le réseau routier d’une trentaine de kilomètres est un avantage particulier ; il débouche sur la route nationale (RN30) qui longe une partie de municipalité et stimule, du coup, le développement touristique surtout que la région niche à proximité du barrage de Thakhoukht. Les élus locaux voient qu’il est primordial d’élargir cet axe et, pourquoi pas, le classer comme chemin de wilaya qui sera pris en charge afin qu’il puisse jouer son rôle convenablement. Aït Mahmoud, une contrée qui souffre du manque de structures permettant à la population de vivre dans la dignité. La conjoncture du pays, plus particulièrement en Kabylie ces dernières années, a provoqué un climat d’insécurité (vol, drogue…) qui s’est installé à travers les hameaux ; suite à cela, des mesures d’urgences doivent être prises par toutes les parties de la société civil locale ainsi que les autorités, pour l installation d’un corps de sécurité pour mettre fin à ce phénomène qui, au fil de temps, prend de l’ampleur. Dans un autre sillage et dans le but de lutter contre les incendies, les responsables de la municipalité réclament une unité de protection civile car le village Agouni Arrous est classé zone à haut risque. Pour le secteur de la santé la commune n’est dotée que d’un centre et de deux salles de soins fonctionnels; cela malgré sa densité en terme de population qui ne cesse d’augmenter et, encore, ils accusent un manque de matériel médical criard. Les autorités demandent le renforcement de ces unités de soins en moyen humains et matériels dont une ambulance.

M. Zerbout

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