Retour progressif à la normale

Lundi matin, la ville d’Akbou s’est réveillée avec un regain d’espoir, de sérénité et le sentiment optimiste de retrouver une ambiance empreinte de calme et de tranquilité.

Pendant une période de quatre jours fortement agités, durant lesquels les manifestants Akbouciens ont coupé la RN 26, la paralysie de la ville et de toute la vallée de la Soummam était inéluctable. Aussi, de nombreux édifices publics ont été saccagés avec une rare violence, à coups de pierres et de projectiles divers. Parmi ces édifices, l’antenne de l’ADE, le siège de l’inspection et la recette des Impôts, le poste, des pharmacies étatiques, le nouveau CEM intégralement incendié l’antenne des Assurances Agricoles et, enfin, le commissariat de police. La riposte immédiate des éléments de la Sûreté a eu, finalement, raison de la volonté des manifestants et des émeutiers.

Au sortir de ces journées, placées sous le signe de la révolte, la ville d’Akbou est toujours sur le qui-vive, prête à s’embraser à la moindre étincelle. Les écoliers de tous niveaux ont été priés de rebrousser chemin pour regagner leurs domiciles et éviter, ainsi, toutes velléités de violence. Les artères de la ville ressemblent on ne peut mieux à un terrain en ruine avec des monticules de ferraille, des entassements de grosses pierres, des poubelles renversées, des pneus brûlés, des arbres et des poteaux qui jonchent la chaussée.

Lundi matin, la ville s’est réveillée avec un regain d’espoir et de sérénité avec le sentiment optimiste de trouver une ambiance empreinte de calme. Ainsi, au petit matin, les commerçants (détaillants et grossistes) ont levé le rideau, balayant les trottoirs. Une circulation dense a été remarquée et prise pour un signe de retour à la normale et d’une ville renouant avec son animation traditionnelle, commerciale et culturelle. Mais, malgré ces signes bienvenus pour de nombreux Akbouciens, la prudence est toujours de mise contre tout éventuel retour des heures grises; de nombreux habitants n’ont d’yeux que pour les commissions alimentaires à l’heure où les pénuries et la surenchère annoncent leurs retours.

T. D.