Lorsqu’on lui avait offert provisoirement le siége proche de la daïra de Lakhdaria, l’auberge de jeunes remplissait pleinement son rôle, maintenant qu’on l’a déplacée ailleurs, son dynamisme a beaucoup baissé. Elle a fait ses preuves quatre ans durant de suite dans différentes tâches des plus délicates qui soient notamment dans l’hébergement des personnes en quête d’une chambre d’hôtel à Lakhdaria ; l’organisation de voyages aux adhérents ; leur prise en charge en matière d’activités culturelles et de distractions. Ceci, en plus de la distribution de repas aux nécessiteux lors des mois de ramadhan.
La large intervention n’est plus assurée, ou beaucoup moins qu’avant, la raison en est que les locaux de la maison de jeunes, explique l’adjoint du directeur, sont de vieux bâtiments délabrés, isolés du centre ville, n’incitant guère les jeunes à aller dans cette direction. Ce triste constat a contraint le premier responsable à taper à toutes les portes susceptibles de remédier à la situation. «Le directeur à participé au séminaire organisé à BISKRA par les fédérations des auberges, où il n’a pas manqué d’exposer le cas de Lakhdaria, en vue de mieux se faire entendre par les supérieurs hiérarchiques. Il y a environ six mois, une information concernant la demande d’attribution d’une autre infrastructure est parvenue jusqu’à leur niveau, rapporte mon interlocuteurs, des fonctionnaires ont laissé dire que la préoccupation de l’encadrement de l’auberge est liée au projet de construction du centre des loisirs et scientifique (CLS) de Lakhdaria», a indiqué un employé de l’auberge. Selon ses dires une bonne partie des effectifs de la maison de jeunes partirait rejoindre le CLS, et le restant serait invité à prendre fonction à hauteur de la piscine et la salle de sport Bellarbi. Le personnel de l’auberge attend l’achèvement du CLS pour voir plus clair. Pour l’heure, celui-ci s’inquiète de la chute vertigineuse de la sollicitation des lieux et de la baisse de plus de 50% de l’activité.
A. Cherif
