M’Chedellah Devant l’indifférence des responsables – Un glissement de terrain menaçant au village Ath Ivrahim

Le glissement de terrain, survenu en février 2010 à Aârkouv, ne cesse de s’empirer chaque jour davantage au grand dam des riverains qui ne comprennent toujours pas l’immobilisme des pouvoirs publics.

Ce mouvement géologique représente un danger réel pour tout un quartier du village Ath Ivrahim. Le quartier Aârkouv, en l’occurrence, est composé d’une vingtaine d’habitations, dont le premier pâté de maisons se trouve à peine à une vingtaine de mètres de ce terrain. Le danger se précise d’avantage et prend de l’ampleur à chaque perturbation atmosphérique, avec l’élargissement de manière continue d’un cratère cauchemardesque qui se rapproche dangereusement des maisons. L’inquiétude et l’angoisse des citoyens les plus exposés, qui vivent avec la peur au ventre, sont telles qu’ils ont arrêté un programme de surveillance, journalier et à tour de rôle, pour suivre l’évolution de cette authentique catastrophe qui menace leurs familles. Ces citoyens qui se sont constitués en collectif de représentants nous ont de nouveau approchés pour dénoncer énergiquement le peu d’intérêt qu’accordent les autorités locales à leurs multiples doléances. Sur les visages de ces citoyens se lit l’angoisse et la déprime, ils racontent qu’ils sont ballottés d’une administration à une autre sans que ne soit prise une quelconque décision pour les mettre à l’abri de ce danger permanent qui les guette. Ni les rapports des commissions techniques, géologiques entre autres, ni même les instructions du Wali, pourtant fermes, pour la prise en charge des familles en danger, n’ont été suivies d’effets. Nos interlocuteurs, qui étaient dans tous leurs états et qui affichent une colère extrême, lancent un nouveau cri de détresse à l’adresse de toutes les autorités concernées. Des autorités auxquels ils imputent l’entière responsabilité de tout ce qui pourrait advenir à leurs familles, ils tiennent à témoins l’opinion publique locale et nationale. ‘’ Il y a réellement non assistance à personnes en danger, si un malheur arrive, les responsables sont connus de tous !’’ dira un citoyen de cette localité. Approché pour plus de transparence quand au traitement réservé à ce dossier, le président de l’APC de M’Chedallah rétorque que l’envergure de ce phénomène naturel dépasse les simples moyens de l’APC et qu’il appartient aux hauts responsables de s’ingérer pour y apporter une solution, comme il tient à souligner que le Wali a été de nouveau, saisi à ce sujet. Nos tentatives de recueillir la version du chef de daïra, à propos de ce dossier, n’ont malheureusement pas abouti. Une solution urgente doit être dégagée pour mettre un terme à la terreur des résidents d’Aârkouv, qui retiennent leurs souffles à la moindre averse de pluie et qui passent de longues nuits blanches à proximité d’un gouffre qui ressemble à un terrifiant monstre de légende, avec la gueule ouverte en attente d’une proie. A noter que des élus de l’APW et de l’APN, qui se sont saisis de ce dossier au début, n’ont rien pu faire, jusqu’à présent, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le réel danger qui plane en ces lieux.

Oulaid Soualah