Toutes les démarches entreprises auprès de l’APC, de la daïra de Kadiria et de la SNTF, puis la pétition signée par plus de 200 personnes réclamant un arrêt du train sur Aomar, ont finalement abouti.
Ce transport par voie ferroviaire que plus de 60% de la population active sollicitait pour joindre les lieux de travail situés à Boumerdès et Alger, a cessé de marquer un arrêt dans la localité de Aomar depuis le début de la décennie noire. Ceci contraint les voyageurs à se déplacer à Lakhdaria, 15 Km plus loin, pour prendre le train, à faire une halte dans la même daïra au retour du travail le soir, pour enfin atteindre Aomar en taxi ou par bus. En plus de la gymnastique que cela nécessite, sur l’aspect financier, la bourse également n’est pas épargnée, puisque le résident débourse 50 DA/jour à l’aller-retour à Lakhdaria. Toutes les réclamations formulées dans un passé très récent n’ont pas été inutiles, elles ont emmené leurs fruits puisque, dit le gardien-chef de la station de Aomar Barrière, «il a été décidé une relance de la prestation de la SNTF sur Aomar en mars prochain». La forte utilisation de ce moyen de transport par la population active, a beaucoup pesé dans la réponse favorable donnée par la SNTF à la doléance, c’est pour cela, explique la cheminot «que l’heure d’embarquement sur le quai de Aomar est fixé à 5h30». Par ailleurs, la SNTF ne va ni contraindre le train activant sur Alger-Béjaïa, ni l’autre intervenant sur Alger-Setif, mais il sera désigné un train pour assurer le parcours Bouira-Alger. Ce sera un train qui va assurer la navette entre Alger et Bouira, lequel va s’arrêter à Beni Amrane, Lakhdaria, Kadiria, Aomar, et Bouira. Le départ aura lieu de Bouira à 5h00 du matin et l’arrivée à Aomar à 5h30, le soir, celui-ci démarrera d’Alger à 17h, à la sortie des travailleurs.
A. Cherif

