Au moment où plusieurs projets de réalisation de nouvelles infrastructures sportives sont lancés ici et là à travers le territoire de la daïra de M’Chedallah, beaucoup d’autres infrastructures du genre sont laissées à l’abandon et leur état se dégrade chaque jour davantage.
Parmi les nouvelles infrastructures, on recense une piscine semi olympique, dont le coup d’envoi des travaux a été récemment donné par le ministre de la jeunesse et des sports. Elle sera implantée à proximité du stade communal de M’chedallah. Ce même stade vient d’être doté en gazon synthétique de type cinquième génération, au grand bonheur des centaines de footballeurs affiliés aux deux club sportifs amateurs de la commune, en l’occurrence la JSM et le CRM. La commune de Saharidj sera dotée, après ses voisines d’Ahnif, Ath Mansour et Chorfa, d’un nouveau stade communal. Les travaux de ce projet ont été lancés il y a de cela plusieurs mois, et leur taux d’avancement est estimé à plus de 50%. Selon le président du club sportif amateur de la commune de Saharidj, ce stade sera opérationnel dès le début de la saison sportive prochaine. Cependant, la majorité pour ne pas dire la totalité des anciennes infrastructures sportives de cette région, est laissée à l’état d’abandon. En effet, la salle OMS, réalisée depuis près d’une décennie à la sortie est du centre ville de M’chedallah, demeure depuis plusieurs années privée d’électricité et l’état de son terrain est presque impraticable, car n’ayant jamais connu de revêtement. Le terrain de football, récemment aménagé au village Ighrem, dans la commune d’Ahnif, ne peut désormais jamais plus servir à sa vocation initiale, soit de jouer au football, car son système de drainage des eaux de pluie n’a pas été réalisé dans les normes. Ainsi, dès les premières chutes de pluie, les footballeurs de ce village, se trouvent dans l’obligation d’effectuer de longs et coûteux déplacements vers les stades des localités voisines d’Ahnif, M’chedallah et El-Adjiba pour s’entraîner et/ou domicilier leurs rencontres. Les deux aires de jeu réalisées à coups de millions, dans les deux villages Imezdhourar et Ath Oualvane, relevant de la commune de Saharidj, il y a moins de trois ans, se trouvent, aussi dans un état de dégradation avancé. Le stade d’Ath Oualvane a connu un glissement de terrain qui a emporté la moitié du terrain, étant réalisé sur des remblais. Quant à celui du village Imezdhourar, il est inondé par les eaux de pluie à chaque averse, empêchant ainsi son utilisation en période hivernale. C’est à se demander si des études ont été faites avant l’implantation de ces infrastructures…Dans le but de stopper ces dégradations, les responsables concernés doivent agir rapidement pour sauver ce qui reste à sauver de ces infrastructures sportives qui ont coûté d’importantes sommes aux contribuables.
Nadia Hamani

