Un haut lieu touristique à valoriser

Partager

Située à quelques 3 km à vol d’oiseau d’Akbou et au milieu d’une enclave naturelle à la végétation luxuriante, la station thermale Sidi Yahia el Aâdli, relevant de la commune de Tamokra, se trouve depuis l’indépendance dans un piteux état. Parmi les nombreux sites touristiques de la wilaya de Béjaïa les plus attractifs, cette station thermale peut se targuer d’être une destination fortement prisée par les touristes et les curistes. Ce fleuron de la cure thermale dont les eaux chauffées naturellement à environs 60° et jaillissant d’un rocher sont réputées pour leur caractère curatif, notamment leur efficacité dans le traitement de nombreuses maladies telles les rhumatismes, les allergies dermiques, les problèmes respiratoires, etc. Seulement, force est de constater que l’absence totale du moindre investissement digne de ce nom écourte les séjours des curistes qui la fréquentent pour des soins thérapeutiques. En effet, aucune infrastructure d’accueil n’a été implantée pour répondre aux aspirations des clients qui voudraient y séjourner ne serait que l’espace d’une journée. Les conditions d’hébergement laissent à désirer et sont loin de répondre aux normes de la salubrité. Pourtant, cet endroit se trouvant dans un pareil lieu féerique reste une destination privilégiée pour des familles en quête de détente, de soins et de loisirs. Ceux qui font une virée à ce fleuron de la cure thermale anciennement connu, ne cachent pas leur amertume et restent outrés par les structures d’accueil qui se résument à de petites maisonnettes datant de l’ère coloniale menaçant ruines et laissées sans portes et fenêtres. Pas de café restaurant ou hôtel dignes de ce nom. Une petite baraque ne dépassant pas les 16 m2 faisant office de hammam collectif, accueille un nombre de curistes par groupes ne dépassant pas une dizaine de personnes, quand il y a du monde. La route qui mène à la station, étroite, pentue et sinueuse nécessite un aménagement de la chaussée. Le parking trop exigu demande à être élargi. Le moins que l’on puisse dire, auréolé d’une végétation drue et d’arbres millénaires avec en prime des eaux thermales aux vertus curatives reconnues par des experts en la matière, ce coin de paradis que beaucoup de visiteurs éprouvent un malin plaisir à découvrir, cherche désespérément un opérateur étatique ou privé susceptible de le moderniser pour le bien de sa clientèle et du tourisme en général dans la région. Pas loin de l’endroit, des chercheurs universitaires viennent de faire la découverte du siècle. Des grottes féeriques qui demandent aussi à être exploitées. Se pencher sur l’exploitation de ces potentialités touristiques, génératrices d’emplois et autres richesses, c’est penser à offrir à la région de véritables sources de ressources intarissables. Gérée par les familles descendantes de Sidi Yahia qui l’exploitent à tour de rôle et partagent la rente avec la zaouïa de Tamokra, une demande a été faite à la direction du Tourisme de la wilaya de Béjaïa pour l’allocation d’une subvention d’investissement conséquente et nécessaire à la modernisation de fond en comble de cette station qui en a tant besoin d’ailleurs, information donnée par le secrétaire général de l’APC de Tamokra. Si cette demande venait à être acceptée, bientôt seront implantés : hôtel, restaurant, café bungalows, auberge, parking et aire de jeux pour enfants. Des infrastructures qui feront de cet endroit idyllique un complexe moderne à même de répondre aux aspirations de sa clientèle.

L. Beddar

Partager