Il y a une dizaine de jours les malfrats ont encore sévi avec un sang-froid déconcertant.
La région de Bouzeguène s’est fait, durant ces derniers mois, une renommée des célèbres années du far West. En effet, après le vol du bétail, des sacs d’olives à l’intérieur des cours des maisons, de quatre appartements à Loudha Guighil et au chef-lieu. Il y a une dizaine de jours les malfrats ont encore sévi avec un courage et un sang froid déconcertants. Un bus privé garé devant la demeure du propriétaire, a été subtilisé aux environs de trois heures du matin, sans que personne n’ait vu quoi que ce soit. Les voleurs qui semblent bien organisés se sont volatilisés en prenant le soin de dégonfler les roues des autres véhicules légers, garés sur place, pour éviter d’être poursuivis. Les propriétaires ont eu la mauvaise surprise, dès le petit matin, de découvrir que leur bus a disparu sans laisser aucune trace. Trois jours avant cet acte sans précédent, c’est un véhicule neuf de type 4×4 qui a été volé au village de Houra, à cinq kilomètres du chef-lieu. Les voleurs ont eu le choix de prendre la direction qu’ils veulent : Prendre la route d’Azaghar vers Tizi-Ouzou, ou faire mieux en prenant la route d’Ifri Ouzelaguène, dans la wilaya de Béjaïa. L’appréhension a gagné la conscience de la population, qui ne comprend nullement que des vols de cette nature soient opérés avec une telle facilité. «Voler un véhicule léger, cela se comprend qu’il puisse être caché facilement, mais voler un bus, c’est cacher un éléphant dans une brousse !», s’indigne un citoyen déconcerté par ces actes répréhensibles. Les véhicules volés sont évidemment vendus pour des miettes à la casse. La revente de pièces détachées d’origine étant devenue un marché juteux. Mais selon le propriétaire, ce genre de bus est très demandé il n’est jamais destiné à la casse. Il sera repeint, doté de nouveaux papiers, d’un nouveau numéro de châssis et vendu dans une autre wilaya.
Kamel C.

