Université Abderrahmane Mira de Béjaia – Les futurs ingénieurs exigent l’équivalence de leur diplôme avec le master

A l’instar des étudiants des autres universités d’Algérie, les universitaires de Béjaia montent au créneau pour demander l’annulation du décret présidentiel du 15 septembre 2010, relatif à la classification des diplômes universitaires et exiger des pouvoirs publics de revoir le système LMD. En grève depuis avant-hier, les étudiants de l’université Abderrahmane Mira ont carrément fermé le campus de Targa Ouzemour, hier, pour protester contre la promulgation par les pouvoirs publics d’un texte daté du 15 décembre dernier, lequel classe à la même catégorie, la 14 en l’occurrence, les diplômes de Master (BAC+5) et de Magistère (BAC+7) alors que le diplôme d’ingénieur est toujours classé à la catégorie 13 (BAC+5).

Ce sont, en effet, les étudiants des facultés de technologie, des sciences exactes et des sciences de la nature formant les ingénieurs qui se sont révoltés à cette nouvelle mesure, d’autant plus qu’elle contredit un décret du 15 septembre 2007, qui classait le master au même grade que l’ingéniorat, soit à la catégorie 13, et le magistère à la catégorie 14, classement logique par rapport au nombre d’années à passer pour obtenir ces diplômes. « Cette nouvelle grille des niveaux de qualification est anormale du moment que les étudiants du système classique cravachent pendant 5 années pour avoir l’ingéniorat et les étudiants du système LMD en font de même pour avoir le master mais curieusement ils sont classés dans deux catégories différentes » dira Hamid, étudiant en dernière année d’ingéniorat. Il rajoutera que les ingénieurs éprouvent d’énormes difficultés en fin de cursus notamment pour ceux qui veulent accéder aux écoles doctorales. Ces étudiants protestataires se sont réunis avec les responsables de l’université avant-hier au soir, mais sans trouver d’issue à cette mesure du département de Harroubia qui a mis dans l’embarras même les responsables de l’université nous dira un membre du staff de l’université Abderrahmane Mira de Béjaia.

A. Gana