Le rassemblement devant le ministère de l’Education nationale, auquel a appelé la coordination nationale des adjoints de l’éducation a été interdit et empêché par les éléments de la police.
Effectivement, les adjoints de l’éducation, affiliés au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), venus de plusieurs wilayas du pays, ont eu beaucoup de peine à se rassembler devant le département de Boubekeur Benbouzid, en raison de dispositif sécuritaire mis en place, qui ont repoussé les adjoints de l’éducation qui se retrouvaient sur les lieux, en face du lycée Bouamama (ex Descartes).
Des centaines d’adjoints de l’éducation ont été hier,au rendez-vous pour faire entendre leur voix et dénoncer la non prise en charge de leur plate-forme de revendications, à mainte fois soulevée aux hautes instances. S’agissant de la décision liée à l’annulation de la permanence durant les vacances scolairespour ce collectif de travailleurs et la révision des modalités de passage de la feuille des absences, les adjoints de l’éducation rencontrés sur les lieux sollicitent de la tutelle à ce qu’elle se penche sur leur principale préoccupation ; celle de leur classification.
« Notre revendication principale est relative à la révision de la classification du personnel des adjoints de l’éducation et de la promotion au poste de conseiller pédagogique dans le cadre de la gestion des carrières », a fait savoir un adjoint de l’éducation.
Une délégation des adjoints de l’éducation a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale. « Le SG de la tutelle nous a signifié qu’une demande relative à la révision de la classification du personnel des adjoints de l’éducation et de la promotion au poste de conseiller pédagogique dans le cadre de la gestion des carrières, a été transmise le 1er février dernier, aux services de la chefferie du gouvernement avec la promesse d’une réponse favorable dans les plus brefs délais », a indiqué le président de la coordination des adjoints de l’éducation.
« Le SG du ministère de l’éducation nous a annoncé que le département de Boubekeur Benbouzid nous remettra le document de la définition des tâches des adjoints de l’éducation, mercredi prochain », a-t-il ajouté. Dans le cas contraire, affirme M. Mourad Fertaki, les adjoints de l’éducation menacent d’observer des sit-in cycliques au niveau des directions de l’éducation et du ministère de tutelle. « La coordination nationale des adjoints de l’éducation convoquera dans ce sens son conseil national, le 26 février prochain pour décider de la suite à donner à notre mouvement de protestation ».
En outre, les adjoints de l’éducation revendiquent « la révision de la classification du personnel des adjoints de l’éducation en la revoyant de la catégorie 7 à la 10 ainsi que le droit à la promotion au poste de conseiller à l’éducation, une réduction du volume horaire, actuellement de 36 heures par semaine à 28 heures, l’ouverture de cycles de formation pour le recyclage ». Ils demandent également l’application de la définition des tâches des adjoints, révisée le 25 novembre 2009, avec la tutelle où 25 amendements ont été proposés avec une commission mixte mais jamais appliquée sur le terrain.
Lemya Ouchenir

