Le personnel de l’ APC de Tadmaït a décidé de déclencher une grève de deux jours, jeudi 17 et dimanche 20 février 2011.
Cette décision de débrayage est intervenue après qu’un groupe de jeunes émeutiers se soit introduit, mercredi, à l’intérieur du siège de l’APC. Le portail de l’entrée principale a été endommagé les carreaux des fenêtres, donnant sur le boulevard Colonel Amirouche, ont volé en éclats. «Ils savent pertinemment que le problème de l’emploi ne relève pas des prérogatives du maire. Dans des conditions pareilles, nous ne sommes pas en sécurité. Les responsables du secteur doivent réagir!», avancent les employés malmenés. Dans une déclaration datée du 17 février 2011, le premier magistrat de la commune écrit : » Assumant pleinement notre responsabilité de représentants de la population, nous ne pouvons tourner le dos à des revendications aussi légitimes, exprimées pacifiquement par des chômeurs en désarroi, en quête, seulement, d’un poste de travail dans le but de vivre dignement dans un monde qui évolue à une vitesse vertigineuse! ». Le maire dit qu’il adhère à la revendication de ces jeunes : » Nous épousons fortement ces revendications que nous considérons comme étant les nôtres… » et d’ajouter : « Nous assumons pleinement cette mission avec abnégation et une permanente disponibilité malgré toutes les difficultés de la situation actuelle, nous l’assumons avec la conviction et le souhait qu’un jour, l’Etat, que nous représentons, sera plus attentif aux doléances de ses citoyennes et citoyens, plus proche, plus fort et plus crédible, et qu’il tienne ses engagements de manière sérieuse et plus efficace. C’est de cet Etat que rêvent nos concitoyens et c’est cet Etat que nous voulons représenter! ». Le P/APC se dit prêt et disponible « à se ranger du côté de tous ceux et celles qui aspirent à améliorer pacifiquement leur dur quotidien », tout en lançant, « un appel à toutes les institutions élues à porter haut et fort pacifiquement les revendications justes et légitimes de cette jeunesse ! »
Arous Touil

