Le désarroi d’un agent contractuel

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Un père de famille, se disant lésé dans ses droits à vivre dignement, notamment après la mise à l’écart de son épouse engagée au même titre que lui dans le cadre des dispositifs d’emplois soutenus, à savoir l’IAIG, a tenté la semaine dernière de mener une action de protestation à l’intérieur de la mairie. Il s’agit d’un employé de l’APC de Boghni, en quête d’un poste stable depuis 2001, l’année où il a commencé à travailler dans le cadre de l’ESIL, puis dans le cadre l’IAIG avant que l’actuel exécutif communal ne le recrute à titre contractuel pour un travail journalier de 05 heures. La fin de l’année dernière, tout semblait pour ce chef de famille d’à peine la quarantaine, évoluer dans le sens d’une vraie insertion dans le monde de travail, d’autant plus qu’une promesse d’embauche, disait-t-il, « lui a été faite pour intégrer le corps des ouvriers professionnels ». Mais depuis la semaine dernière et à sa grande surprise, sa femme est exclue du dispositif d’emploi de la collectivité (IAIG). Notre interlocuteur, également demandeur d’un logement social car vivant dans des conditions difficiles et obligé de louer un studio dans une cité à Boghni, ne reteint plus sa colère en raison, affirme-t-il, « du recrutement effectué par l’APC ne tenant pas compte de mon cas et de la situation de précarité que je vis depuis maintenant plus d’une décennie ». De ce fait, contacté après sa tentative d’occupation d’un espace au siège de l’APC avec sa femme et de ses deux enfants, mais dissuadé de continuer son action par ses amis, le contestataire compte bien revenir à la charge d’ici quelques jours pour faire entendre sa voix, annonce-t-il, tout en précisant que son action ne sort pas du cadre purement revendicatif et en excluant dans d’autres interprétations pouvant faire penser à une action suicidaire de sa part.

M. Haddadi

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