Dans un rapport établi par la commission sociale de l’APC de Boghni, il est fait état de l’insuffisance du quota attribué dans le cadre des aides à l’habitat rural à la commune, ne dépassant pas 35 tandis que la demande est de plus en plus forte en la matière. De ce fait, l’affectation des aides financières à l’auto-construction, ajoute-t-on dans le rapport, est devenue un casse tête pour les membres de la commission, à laquelle revient la charge de traiter les dossiers des postulants. Ainsi, en tenant compte des 500 demandes en instance, la répartition des aides à qui de droit ne pourra qu’engendrer un mécontentement des centaines de personnes, lesquelles à chaque fois affichent leurs désaccords avec la commission, affirme encore les élus siégeant à la commission sociale, tenus de rendre compte au président de l’APC de l’évolution du dossier de l’habitat rural. Partant de ce constat, les rédacteurs du rapport adressé au maire jugent utile de « surseoir à l’affectation du quota attribué dans l’espoir de bénéficier d’un autre à même de répondre d’une manière significative à la demande ». A son tour, le premier magistrat de la commune a adressé une correspondance au chef de daïra pour lui faire part de sa décision de « surseoir au traitement des dossiers en instance, jusqu’à ce que d’autres aides arrivent ». A signaler enfin, que l’essentiel des bénéficiaires de l’aide dans le cadre de l’habitat rural à Boghni, habitent dans les villages relevant des localités d’Aït Mendès et d’Aït Kouffi, en plus du village Tirmitine, où aucune difficulté n’est signalée pour obtenir le certificat de possession d’un terrain à bâtir, au même titre que le permis de construire, d’où cette urgence de satisfaire la demande des villageois en quête d’un toit dans le milieu rural, synonyme d’une stabilité pouvant éviter l’exode vers les centres urbains.
M. Haddadi
