Bouira Il offre un décor désolant – Le village socialiste en quête d’aménagement urbain

Ce village qui est situé à 6 Km à l’ouest du chef-lieu de wilaya de Bouira, a été crée dans les années 70, une époque où l’encouragement à la construction des villages agricoles était applaudi, à la faveur de la politique de la révolution agraire initiée en ces temps-là. Malheureusement, les belles maisons avec jardins, construites par l’Etat pour motiver les villageois à travailler la terre offrent, des années plus tard, une image désolante, tandis que d’autres constructions vétustes sont venues s’ajouter et se coller aux anciennes constructions, pour former des îlots disgracieux. De telle sorte que le village a perdu de sa vocation agricole, de part le rétrécissement des espaces verts et des terres arables, transférées à d’autres projets, autres que l’utilité agricole. Le chômage amplifie encore la triste réalité de ce qu’est devenu ce village. Les jeunes désœuvrés se débrouillent comme ils peuvent, érigeant des commerces de fortune formés de tables et autres étals hétéroclites, qui jonchent les bordures du chemin de wilaya 128, et la RN 18, en proposant des fruits et légumes, et d’autres produits, à vendre aux usagers de la route. Mieux que d’aller quémander ailleurs, ou, de succomber à d’autres tentations malsaines et aux conséquences graves, telles que la délinquance et la drogue. Plus téméraires, d’autres osent tenter leur chance au chef-lieu communal de Bouira, pour trouver un travail plus ou moins décent, au vu des opportunités qui se présentent, car des chantiers notamment dans le secteur de l’habitat poussent comme des champignons. Bien que dans ce domaine, la main-d’œuvre qualifiée a tendance à être de plus en plus demandée par les entreprises de constructions. Et de là l’ouvrier recruté aura une chance de se frotter au travail, pour acquérir plus tard un perfectionnement et une qualification. Les habitants du village Saïd Abid avancent qu’il y a eu une sensible amélioration par rapport aux années précédentes, qui furent des plus pénibles, comme celle de bénéficier du gaz naturel, mais beaucoup reste à faire sur le plan de l’aménagement urbain et du transport. Ce dernier besoin a été signalé parce que les enfants du village Saïd Abid se déplacent jusqu’à Bouira pour leur scolarité et autres formations. Ceux-ci cumulent parfois un retard à cause du dysfonctionnement du transport. Une raison pour laquelle ils souhaitent la réalisation d’un collège d’enseignement moyen (CEM) au niveau de leur village.

Fahem H.