Les paramédicaux maintiennent la pression

Partager

Il n’est plus question pour les paramédicaux de faire marche arrière jusqu’à satisfaction totale de leur plate-forme de revendications.

Les paramédicaux, en grève illimitée depuis le 8 février dernier, ont tenu hier, leur deuxième sit-in de protestation au niveau du CHU Lamine Debaghine de Bab El Oued, à Alger. Il faut dire que ces derniers sont plus que jamais déterminés à faire pression sur la tutelle pour qu’elle prenne en charge leurs préoccupations.

Prés de 3 000 paramédicaux, en blouse blanche, portant une petite inscription « paramédical en grève », se sont rassemblés hier- matin, au niveau de CHU Lamine Debaghine où des banderoles et des pancartes portant leurs revendications ont été suspendues, dans lesquelles on pouvait lire « Un salaire digne », « Oui pour le dialogue », « Assez de promesses ».

Venus de tous les établissements de santé de la capitale, ces manifestants ont ensuite marché pendant près d’une heure à l’intérieur de cet établissement hospitalier, scandant des slogans tels que « Démission collective », « Grève illimité on ne va pas s’arrêter » «Le statut», «La santé est malade», «Ould Abbès dégage», « Les paramédicaux paralysent les hôpitaux ».

Ces protestataires n’ont pas cessé de menacer d’ «une démission collective» au cas où le ministre de tutelle ne répondrait pas favorablement à leur plate-forme de doléances. Tout au long de leur marche, les paramédicaux rappellent que leur grève illimitée se poursuit, ajoutant que « nous sommes partis pour un mois, voire deux mois, nous n’avons pas l’intention de faire marche arrière ». « Nous voulons du concret dans les plus brefs délais. Nous avons assez des promesses de Ould Abbés », a lancé le secrétaire général du syndicat algérien des paramédicaux (SAP), dans une brève allocution sanctionnant la marche. « Le corps des paramédicaux est déterminé à aller jusqu’au bout de leur lutte pour faire valoir leurs doléances », a rappelé M. Lounes Ghachi. Celui-ci a réitéré la disponibilité de son entité syndicale à un « dialogue serein » et « transparent » avec le ministère de la Santé. Le SG du SAP a, par la suite, fait savoir que « nous n’avons pas reçu d’invitation officielle au dialogue de la part de la tutelle ». Le personnel paramédical prévoit un autre rassemblement national demain au CHU Mustapha Pacha, auquel a appelé l’intersyndicale de la santé publique. A rappeler que 5 syndicats autonomes et l’Ordre des médecins prendront part à ce rassemblement pour dénoncer « l’opacité » caractérisant la démarche du ministère de la Santé concernant la concertation initiée autour du projet de la nouvelle loi sanitaire, de la politique de la santé et de la réforme hospitalière.

Lemya Ouchenir

Partager