Si les responsables du sectur de l’éducation promettent de généraliser les cantines scolaires, les élèves de Tafoughalt dans la région d’Ath Yahia Moussa, notamment ceux de première année sont surpris d’être exclus du régime de la demi-pension et de l’internat. Admis en première année secondaire dans les trois lycéens de Draâ El-Mizan, ces nouveaux lycéens doivent faire vingt-quatre kilomètres en aller-retour moyennant cinquante dinars/jour sans compter les frais de la restauration. Cette décision n’a pas laissé leurs parents indifférents. D’ailleurs, même si les inscriptions ont été déjà faites, ils ne pensent pas lâcher prise. « C’est une injustice au grand jour. Nos enfants sont pénalisés. Depuis quand les élèves de notre village étaient-ils externes ? Même lorsqu’ils étaient internes, ils n’ont jamais bénéficié de transport communal. La commune d’Ath Yahia Moussa n’a pas de moyens pour affecter des bus seulement pour Tafoughatl », nous a déclaré un parent d’élève dont deux filles sont admises au lycée Hamdani. Dans notre discussion avec d’autres parents, il nous a été donné d’apprendre qu’ils ne peuvent pas subvenir aux besoins de leurs enfants en matière de scolarité et voilà un autre fardeau leur tombe sur la tête. Pour la première action, les concernés vont tout d’abord exposer ce problème à l’administrateur communal. « D’abord, nous allons prendre attache avec le premier responsable de la commune. Si cette situation ne trouve pas de solution, nous irons loin. Que ceux qui ont trouvé ce consensus sachent que nous connaissons la réglementation. Qui va alors bénéficier de la demi-pension ou de l’internat ? S’ils sont courageux, qu’ils ferment alors ces régimes », dit avec colère un autre parent. Au total, plus de deux cents lycéens entre filles et garçons seraient contraints à faire le déplacement de leur domicile pour prendre la destination de ces « temples du savoir ». Situation qui pénalisera surtout la gent féminine qui doit parcourir quatre kilomètres parsemés de nombreux dangers allant de ceux pouvant être de la part d’animaux sauvages ou encore d’agressions, notamment en hiver. « Pourtant, ce ne sont pas les places qui manquent ni au lycée Ali-Mellah ni au technicum ni encore moins au lycée Hamdani, un établissement où seules toute les filles bénéficient de l’internat. Il y a quelque part quelque chose d’anormal parce que c’est une décision délibérée et irréfléchie », conclut un dernier intervenant. En tout cas, les parents contactés étaient unanimes à dire qu’ils iront jusqu’au bout de leur revendication qu’ils qualifient de légitime.
Amar Ouramdane
