Des améliorations… et des lacunes à combler

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L’établissement public de la santé de proximité qui regroupe trois daïras, Ouacifs, Béni Yenni et Ouadhias, compte 8 polycliniques et 37 salles de soins réparties sur une dizaine de communes.

Avant l’avènement des EPSP, ces infrastructures sanitaires connaissaient des tas de problèmes logistiques, notamment le manque de matériel, d’ambulances et une précarité visible. A l’heure actuelle, le problème le plus criard est, sans doute, le manque d’effectif paramédical, et ce malgré le renforcement opéré. Ce manque de personnel qualifié entrave le bon fonctionnement de ces établissements sanitaires. De plus, les différentes structures font face à un autre problème crucial, celui du manque d’agents de sécurité et de prévention. A ce propos, le Docteur Boumédiane, premier responsable de l’EPSP de Ouacifs, indiquera que « l’état général de nos structures s’est amélioré depuis l’installation de la nouvelle carte en 2008, toutefois, nous sommes confrontés au manque de personnel paramédical et d’agents de sécurité et de préventions, pour sécuriser d’avantage notre personnel, plus particulièrement l’équipe de nuit ». Il est à signaler qu’une école privée, agréée par l’état, a formé à ce jour plus de 80 paramédicaux, entre agents techniques de la santé et infirmiers brevetés, qui sont aujourd’hui au chômage, le comble est que le secteur accuse un manque flagrant d’infirmiers.

Polyclinique des Ouadhias, des aménagements s’imposent

Malgré les améliorations des ces dernières années, la polyclinique de la daïra de Ouadhias connaît encore des carences qu’il devient urgent de prendre en charge, à savoir la boiserie, le renforcement du parc roulant, l’extension du pavillon d’urgences et la dotation par un groupe d’électrogène plus puissant. Notre interlocuteur répondra «Nous fonctionnons à la mesure de nos moyens» et d’enchaîner «Le laboratoire réalise des prestations de base, nous attendons un complément de matériel promis par la direction de la santé de la wilaya (DSP), pour être en mesure d’effectuer toutes les analyses médicales».A Tizi N’Tléta, la radiologie ne fonctionne pas à cause du personnel qualifié qui fait défaut.

Plusieurs structures en chantier

La polyclinique d’Ath Yenni est actuellement en chantier, les travaux de réalisation d’un pavillon d’urgences et d’un plateau sont en cours, celle d’Aït Ali Ouharzoune accuse une carence de groupe d’électrogène et un manque d’infirmiers. A Tafsa, village relevant de la commune d’Agouni Gueghrane, la salle de soins est sans médecin et des travaux d’aménagement et d’extensions sont impérativement souhaités. Notre interlocuteur nous expliquera : «Nous ne pouvons pas affecter un médecin là où le minimum vital n’existe pas et nous ne sommes qu’un service de prestations !», a-t-il conclu.

Mouloud Zerbout

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