Rebondissement dans l’affaire du camping de Souk El Tenine. Réagissant à notre article relatif à la démolition de prétendues constructions illicites dans un camping familial, le président d’APC de la localité revient sur le sujet car pour lui, il n y a eu aucune construction illicite à démolir au niveau du camping n° 3 que gère l’agence de tourisme et de voyages « Anissa Tours ».
Situé en dehors de la zone d’extension touristique, ce camping a été attribué à cette agence conformément à la loi, dira, de prime abord, le maire qui rajoutera que ce gérant a toujours honoré ses échéances contrairement à d’autres, notamment le gérant du camping n° 1 qui n’a rien payé depuis près de cinq années sans que quiconque ne s’inquiète. D’ailleurs, ce dernier a procédé à des constructions illicitement car aucune autorisation ne figure dans son dossier soulignera notre interlocuteur. Toutefois, toujours dans le même ordre d’idées, le maire déclarera que sur les vingt deux campings que possède la commune, chacun a eu au moins deux à trois autorisations de constructions précaires et révocables comme ce fut le cas pour ce fameux camping n° 3 qui est apparemment, le souci n° 1 du wali et de son chef de daïra, rajoutera ce dernier. « On nous parle de permis de construire alors qu’il ne peut être délivré que sur la base d’un acte de possession du terrain. Nos responsables n’arrivent plus à distinguer entre permis de construire et autorisation de construction précaire et révocable » arguera notre interlocuteur. D’ailleurs, toujours selon l’édile communal, le wali aurait pu envoyer une commission constituée de spécialistes en la matière pour étudier le dossier de ce camping. Comment s’est effectuée l’attribution de ce camping à cette agence ? À cette question, Ali Rabhi, président d’APC de Souk El Tenine commencera par rappeler qu’un retard a été déjà fait lors de son adjudication car il fallait attendre le cahier des charges qui n’a été envoyé à l’APC que le 29 mars 2010, avant qu’il ne soit approuvé en délibération du 09 avril puis par la tutelle le 02 mai. L’avis d’appel d’offres paru dans deux quotidiens nationaux en date du 06 du même mois, la commission des marchés l’a attribué à cette agence de tourisme lors de la réunion qu’elle avait tenu le 16 du même mois et l’approbation de ce contrat par l’Assemblée communale n’a pu avoir lieu que le 28 octobre car, durant cette période, il y avait un indu occupant qui se pavanait dans ce camping au vu et au su de tout le monde et ce n’est qu’au mois d’octobre qu’il avait été expulsé par voie judiciaire. Ladite délibération a été envoyée le 04 novembre à la tutelle pour son approbation et coup de théâtre, le chef de daïra l’envoie plus de quarante jours plus tard aux services des domaines lesquels la rejettent le 03 janvier de l’année en cours et notre fameux chef de daïra s’empresse de nous la transmettre le lendemain. S’il y a un constat à faire, fera remarquer le maire, c’est que les services des domaines sont en décalage avec la réglementation et que ceux de la daïra et de la wilaya méconnaissent le code communal, lequel stipule dans son article 41 que les délibérations sont exécutoires de plein droit, quinze jours après leur dépôt. Le président de l’Assemblée populaire communale de Souk El Tenine dit ne pas comprendre cet acharnement alors que depuis une dizaine d’années, les services de la commune ont combattu seuls contre les indus occupants sans que ceux des domaines qui ont géré ces campings de 2005 à 2007, n’interviennent durant au moins la période de leur gestion. Où étaient ces responsables au moment où ces campings étaient devenus autre chose qu’un espace de détente et de loisirs ? Questionnera le Maire. Il enchaînera en rappelant que le comportement des responsables locaux est en inadéquation avec les instructions des pouvoirs publics notamment les mesures prises par le ministère du Tourisme quant à la prise charge de la saison estivale et des villes côtières. Pour conclure, notre interlocuteur rappellera à ceux qui mettent en avant le fait qu’il y ait un lien de parenté entre le gérant et lui que cette agence avait déjà loué ce camping en 2006 et attribué par une autre APC (à majorité RCD ndlr).
A. Gana

