Regroupée en réunion extraordinaire a M’chedallah ce dimanche, la Fédération nationale de l’olive regroupant essentiellement les propriétaires des huileries, les représentants des wilayas de Bouira, Tizi-Ouzou, Bgayet, Jijel, Skikda et Annaba ont débattu durant plus de 04 heures des actions à entreprendre devant l’obstination et le refus des pouvoirs publics à leur reconnaître le statut d’agriculteurs concernés par la décision du président de la République de l’effacement des dettes des intervenants dans le secteur de l’agriculture comme annoncé lors de son discours du 29 février 2009 à Biskra.
Les conclavistes après avoir saisi sans résultats les hautes autorités concernées à savoir : le président de la République auquel ils rappellent sa décision et qu’ils informent qu’elle n’a pas été suivie d’effets en leur faveur, le ministre de l’Agriculture, le Premier ministre et enfin le président de l’APN, ont décidé d’une série d’actions de protestations a entreprendre dans les prochains jours, à savoir : sit-in devant le ministère de l’Agriculture, occupation de la Chambre nationale de l’agriculture et enfin assignation en justice du ministre des finances. Coïncidence, hasard du calendrier ou sortie étudiée du ministre de l’Agriculture ? sachant que le soir même de cette journée du dimanche, Mr Rachid Ben Aissa est intervenu sur les écrans de l’ENTV à 20h30, heure de grande écoute pour faire un tour d’horizon de son secteur et profiter pour souligner que les propriétaires des huileries acquises dans le cadre du programme FNDA ayant bénéficié d’une subvention ne sont pas touchés par cette opération d’effacement des dettes en précisant toutefois qu’ils bénéficieront de quelques allégements dans les modalités des remboursements des dettes contactées auprès de la Banque de développement agricole et rural (BADR) tel que l’effacement des intérêts et le rééchelonnement des dettes. Immédiatement après la sortie du ministre, un membre de la fédération représentant de la wilaya de Bouira, nous a contacté pour nous informer qu’une décision a été prise par tous les membres pour cesser les remboursements jusqu’à nouvel ordre, tout en soulignant que les actions de protestations retenues seront menées à terme ce qui signifie que l’on s’achemine vers un bras de fer sachant que les propriétaires des huileries ont hypothéqué leurs biens pour l’ acquisition de crédits auprès de la BADR et que cette dernière est tenue par le devoir de recouvrir ses créances selon la loi et les modalités d’usages à savoir l’application de la main- mise sur les biens hypothéqués et cela dans le cas où une décision politique courageuse ne viendrait pas à temps pour débloquer cette situation sans solutions dans son état actuel, sachant que les dettes en question varient selon les membres de la fédération avec un minimum de 400 million et un maximum d’un milliard de centimes; fait aggravant en raison de multiples contraintes tel que la richesse, une baisse sensible de la récolte d’olive, le rendement et enfin l’insécurité l’ensemble de ces huileries ont tourné au ralenti durant ces quatre dernières années, les propriétaires avouent avoir de la peine à rentrer dans leurs frais
Oulaid Soualah
