Les explications qu’on leur donne ne peuvent étancher leur soif, d’autant que la mise en service du nouveau réservoir de 500 mètres cube, tant de fois annoncée même dans les colonnes de la presse, mais toujours reportée, ne semble pas se dessiner à l’horizon.
Qu’il pleuve ou qu’il neige, rien ne change pour les quartiers de la partie est du grand centre urbain de la commune de Saharidj, à l’est de Bouira, qui continuent à souffrir de l’indisponibilité de l’eau potable dans les robinets de leurs habitations et des institutions publiques, comme le siège de la commune, le centre de formation professionnelle, la bibliothèque communale, la salle polyvalente et enfin le lycée, qu’on continue à alimenter par voie de citernage.
Les locataires de la cité 60 logements OPGI ont, à maintes reprises, protesté de vive voix contre cette situation, qui perdure depuis de longs mois et qui ne semble pas connaître son épilogue de sitôt. S’ils trouvent des explications en période estivale pour se faire une raison à leur patience, ils n’admettent pas leur soif sous la pluie et la neige, pendant que dans d’autres quartiers, la pression de l’eau cause des dégâts sur la tuyauterie. Les explications qu’on leur donne ne peuvent étancher leur soif, d’autant que la mise en service du nouveau réservoir de 500 mètres cube, tant de fois annoncée même dans les colonnes de la presse, mais toujours reportée, ne semble pas se dessiner à l’horizon. Cet ouvrage, implanté sur une colline, à l’entrée de la ville, était inscrit pour une enveloppe de sept millions de dinars pour sa réalisation. Il a lui fallu une rallonge de quatre millions DA pour ses finitions, une enveloppe de 13 millions de dinars pour la conduite d’adduction. A l’arrivée de sa mise en service, le point de raccordement prévu initialement entre les deux conduites, celle du réservoir et celle venant de la source l’Aïnser Averkane, alimentant la commune voisine M’chedallah, a soulevé l’opposition de l’Algérienne des Eaux, des services hydrauliques et des élus de la commune de M’chedallah. A ce niveau, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence des études qui ont été menées et commandées par les services compétents. Des études qui certainement ont été à la base de la conception de l’ouvrage, en termes de lieu de choix de terrain, de capacité de stockage, de la longueur de la conduite, de sa dimension et enfin du point de raccordement. Actuellement, pour être opérationnel, l’ouvrage devra nécessiter une autre conduite de 1 km environ et une enveloppe supplémentaire de 14 millions de dinars, selon des sources proches de l’APC de Saharidj. Pour le moment, les autorités sont bien mises devant le fait accompli pour intervenir dans l’urgence, à l’effet de trouver des palliatifs à coût de rallonges budgétaires et des pertes de temps. En tout cas, les citoyens des quartiers concernés interpellent les autorités pour régler ce problème d’eau qui dure. De son coté le P/APC, nous dira qu’il ne cesse de saisir et de rappeler les administrations compétentes de la wilaya afin de se pencher sur ce problème et trouver des solutions qui s’imposent.
Nadia Hamani

