Douze personnes ont été atteintes du virus A/H1N1 dans le pays ces dernières 72 heures, a indiqué hier le chargé du dossier grippe à l’Institut Pasteur d’Algérie, le professeur Fawzi Derrar. Ce dernier a précisé qu’un cas a été enregistré à l’hôpital d’Azazga, deux cas au niveau de l’hôpital d’El Kettar (Alger), un cas à l’hôpital de Birtraria (Alger) et les autres ont été enregistrés dans la wilaya de Aïn Defla. « En plus des cinq cas de grippe porcine, confirmés à Aïn Defla, le virus a aussi frappé trois autres personnes, dans la même wilaya, au niveau d’une école de protection civile», a précisé à l’APS le Pr. Derrar. Une nouvelle qui ne sera pas sans créer une panique chez les citoyens qui redoutent une réapparition à grande échelle de cette grippe qui a fait des milliers de morts à travers le monde. Un climat de psychose s’est crée dans le milieu hospitalier depuis l’annonce, jeudi dernier, par le Professeur Tazir de la réapparition de cette pandémie dans plusieurs hôpitaux du pays, indiquant qu’entre 350 à 400 cas, dont 85% de grippe saisonnière contre 15% de grippe A/H1N1, ont été enregistrés jusqu’à présent. Mohamed Tazir a expliqué par ailleurs, que le rôle de l’Institut consistait à faire des analyses du virus A/H1N1 et de les présenter au ministère de la Santé qui les transmettra, à son tour, aux établissements hospitaliers, soulignant la nécessité de respecter les conditions de transport afin de garantir l’exactitude des analyses. Ce qui n’était que simple rumeur, depuis quelques jours, concernant cette maladie, s’est donc confirmé depuis hier avec cette annonce de l’institut Pasteur, au grand désarroi des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer, surtout avec le manque criard dans le domaine de l’information à propos de cette pandémie qui a touché toute la planète depuis plus d’une année. Les citoyens sont donc tenus de respecter les règles d’hygiène et de consulter un médecin en cas d’apparition des symptômes de la maladie, plus répandue durant cette saison et qui touche principalement les enfants et les personnes âgées.
Ali Chebli

