Tazmalt 40 % sont atteints de diabète insulinodépendant – 819 diabétiques recensés

L’association des diabétiques de Tazmalt a recensé 819 malades, dont 40% sont insulinodépendant (DID).

Ces statistiques, qui couvrent trois communes, à savoir Tazmalt, Boudjellil et Ath M’likèche sont, on s’en doute, loin d’être exhaustives en ce sens que nombre de diabétiques préfèrent vivre dans l’anonymat et se suffisent à eux-mêmes, en matière de prise en charge médicamenteuse. «Il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de malades qui s’ignorent. Le diabète pouvant évoluer de manière asymptomatique et n’est découvert qu’à l’occasion d’une mesure fortuite du glucose sanguin», nous explique un médecin du secteur public de Tazmalt. «Le plus inquiétant, est que le diabète gras se manifeste de plus en plus chez la frange juvénile, alors que traditionnellement il ne touchait que les adultes âgés de plus de 40 ans», ajoute-t-il. La maladie relève principalement de facteurs génétiques et du mode d’alimentation moderne. «Une alimentation riche en sucre et en graisses conduit tout droit à l’obésité et au diabète», relève notre interlocuteur. En raison de ses multiples retentissements viscéraux, le diabète peut avoir des conséquences très graves. «Le risque majeur pour les malades est l’atteinte des petits vaisseaux sanguins, surtout au niveau de la rétine et du rein», nous dira le praticien. De ce fait, le diabète représente l’une des premières causes de cécité et le principal facteur conduisant à l’insuffisance rénale. Autre conséquences graves : les complications cardiovasculaires et l’atteinte des nerfs au niveau des membres, qui peut se manifester par une perte graduelle de la sensibilité avec, à la clef, un risque accru d’amputation.

N. Maouche