Entre autres dispositifs, après le FNPAA, le FNRDA, la pepiniére d’entreprises, le PPDR dont nous avons parlé, il existe un fonds de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises créè par le décret n°02-373 du 11/11/2002 en application de la loi d’orientation sur les PME. La mission de ce fonds est de faciliter l’accès aux financements bancaires visant une garantie des crédits bancaires dont ont besoin les investisseurs potentiels et qui ne disposent pas de biens à hypothéquer auprès des banques, celles-ci ne prêtant qu’aux riches selon l’adage. Les avantages de ce dispositif méconnu du grand public sont multiples de sorte qu’il favorise le développement économique d’une région donnée, et ce par la création d’emplois. Toutes le entreprisses manufacturières qui visent la fabrication de biens inexistants en Algérie peuvent y prétendre. Vulgarisés, par conséquent portés à la connaissance de tous par le biais de réunions de travail, rencontres, ces dispositifs et tant d’autres peuvent bien intéresser des jeunes en quête d’un job. Madjid, la trentaine, licencié en sciences économiques qui avait tenté un dossier auprès d’un de ces organismes ne veut plus y croire : “J’ai couru pendant plus de 2 années, pour enfin me heurter à un refus catégorique de la banque qui m’avait refusé le crédit”. Questionné sur la nature du projet sollicité ce chômeur, nous fait savoir qu’ilss’agit “d’un cyber-net et d’une cafétéria”. Sait-il que le créneau est saturé ? “Oui, mais moi, j’envisage de travailler avec une toute autre méthode, ce que la banque ne veut pas croire” et de continuer : “Doit-on faire dans le banal et la routine pour les intéresser” ? (NDRL les banques). Ramdane un autre déçu, 46 ans, qui fait plus vieux que son âge réel, dit quant à lui “J’ai souscrit au dispositif ayant trait à l’agriculture. Après avoir dépensé, plus de 9 millions de centimes, et après avoir couru pendant plus de 2 années, la caisse m’a remboursé un peu plus de 10 millions”. Point d’argent pour Ramadane, qui a néanmoins la satisfaction de voir son oliveraie rajeunir et pourquoi pas se lancer dans la production d’huile d’olives tant demandée par les consommateurs dans les années à venir. La situation en matière d’emplois en zones rurales frise la catastrophe à l’approche des élections partielles qui s’annoncent. Les postulants au poste de maire ne doivent pas perdre un seul instant de l’importance du développement des zones déshéritées. Avant les élections communales anticipées, prévues pour le 24 novembre, le référendum pour le projet de la charte est aussi tributaire d’une paix et de la stabilité du monde rural, urbain et partant de l’Algérie toute entière. On ne peut pas promettre aux citoyens des lendemains meilleurs et rejeter un projet de paix. Toutes les embellies financières d’un pays ne peuvent rendre la vie moins dure aux Algériens éprouvés par une décennie de feu et de sang. “Lhna tedgmen leghna” est un proverbe du terroir qui peut résumer à lui seul la situation. Sa traduction est on ne peut plus claire : “La paix garantit la richesse”.
M. Ouaneche
