Des dégâts dans la faune et la flore

Et parmi ces lieux qui ont subi les affres de la vague déferlante de froid, le versant nord du parc national du Djurdjura peut être considéré comme l’un des sites territorialement protégés qui ont été altérés le plus. Ainsi, selon une source concordante proche des services de l’environnement assurant la protection du secteur de Tala Guilef, des pertes non quantifiées ont été enregistrées parmi les familles de singes vivant dans les forêts denses et dans les lieux dénudés. Ces populations d’animaux n’ont pas supporté la rigueur du froid, car, les températures glaciales qui ont longtemps sévi dans cette contrée de haute altitude ont quelque part affaibli leur force d’adaptation. Par contre, dans les reliefs dominés par les roches, la même source nous a indiqué que les espèces animales ont dû leur sauvetage aux grottes qui constituaient leur principale refuge. Du côté de la flore, la capacité de résistance du cèdre de l’Atlas qui couvre presque la totalité de la couverture végétale de Tala Guilef a amoindri l’ampleur des dégâts. Mais tout de même, la fragilité du bois du chêne vert dominant le flanc de la montagne situé près d’Aït Ali a été à l’origine des dégradation ayant affecté le branchage des arbres que les riverains essayent d’exploiter après l’obtention nécessaire d’une autorisation auprès des services concernés. Enfin, il faut signaler qu’une avalanche emportant avec elle de tas de sujets (arbres) déracinés s’est produite durant ces mêmes intempéries.

M. Haddadi