La dénatalité, un phénomène qui prend de l’ampleur

Partager

l Tout le monde est aujourd’hui unanime à constater ce nouveau phénomène de dénatalité qui est en train de prendre une réelle ampleur dans la circonscription à l’instar d’ailleurs des autres localités de la Kabylie. De l’instituteur à l’infirmier en passant par les sages-femmes, les pharmaciens, tous convergent vers le même constat. Les ménages ne procréent plus comme avant et l’espacement des naissances est en “vogue” depuis à peu près une décennie. En effet, si l’on prend l’exemple des salles de classes de première année primaire qui contenaient jadis jusqu’à 45 élèves inscrits, aujourd’hui on arrive difficilement à atteindre 30, l’on se rend compte immédiatement de cette “décroissance”, démographique. Même topo au niveau des maternités de Souk El Tenine et Souk El Khemis, où une importante baisse des naissances est enregistrée. La prise de conscience des ménages, la crise de logements et l’érosion du pouvoir d’achat sont entre autres les raisons avancées par les uns et les autres ayant trait à cette dénatalité que d’aucuns actuellement ne peuvent réfuter.En effet, le “bond” démographique des années 1970 et 1980 à donné à réfléchir non seulement aux citoyens mais également aux pouvoirs publics et aux mass médias qui ont mené un important travail de sensibilisation et de prévention. Et aujourd’hui, il n’est pas du tout évident de trouver un père à 10 enfants ou plus, comme c’était le cas de par le passé. Les jeunes couples se limitent souvent à 2, 3 ou 4 enfants. Ainsi, il mérite de préciser que la disponibilité de moyens contraceptifs partout dans les centres les centres de santé comme chez le privé, à énormément contribué à baisser le taux de croissance démographique.

Idir Lounès

Partager