Les médecins résidents observent un sit-in au CHU

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Jeudi dernier, un sit-in des médecins résidents de la wilaya de Tizi-Ouzou a été organisé au niveau du centre hospitalo-universitaire Nédir-Mohamed de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ce mouvement de protestation est intervenu afin de répondre à l’appel qu’a lancé le Collectif autonome des médecins résidents algériens.

Plus de trois cents médecins résidents ont donc observé jeudi- matin, un sit-in dans l’enceinte même du CHU.

A l’instar de leurs semblables aux niveaux de plusieurs wilayas du pays, les médecins résidents de la wilaya de Tizi-Ouzou se sont réunis devant le siège de la direction générale dudit hôpital. Les protestataires réclamaient, principalement l’abrogation du service civil obligatoire auquel ils sont soumis durant une période allant de 1 à 4 ans.

Ce même service est, d’après le Dr Djadjoua, porte- parole du Collectif autonome des médecins résidents algériens dans la wilaya de Tizi-ouzou, « non conforme à la constitution qui parle d’égalité puisque nous sommes les seuls à être soumis à cette obligation. C’est une injustice que nous vivons là ».

Le même collectif récemment mis à pied d’œuvre, compte bien se faire entendre. Car, dira le Dr Djadjoua « si l’ignorance de nos revendications persiste, nous allons entamer une grève dans les jours à venir ».

Par ailleurs, le Dr Djadjoua, parle d’un manque flagrant de médecins, notamment dans les régions éloignées « nous sommes conscients de la situation. Ce que nous demandons c’est que les autorités prennent des mesures à même de palier à ce problème. Pourquoi ne pas assurer aux médecins spécialistes affectés dans les régions du Sud, des conditions de travail adéquats. Leur assurer un logement de fonction, la gratuité du transport entre le lieu de résidence d’origine et leur lieu de travail… ».

Par ailleurs, la plate forme de revendication soumise à la tutelle soulève aussi les problèmes financiers.

En plus d’un salaire de trente mille dinars (30000 DA) jugé « insuffisant si l’on se réfère aux tâches que nous exerçons, et aux risques auxquels nous sommes confrontés chaque jours, tel les contagions et autres ».

Le Dr Djadjoua indique, aussi, que « les gardes que nous accomplissons pendant 24h, ne sont payées que 690 da ». Il faut savoir que cette nouvelle action de protestation intervient quelques jours après la tenue d’un premier sit-in observé le 7mars dernier, au CHU Mustapha Pacha à Alger.

A noter que la plate forme de revendication des médecins résidents compte entre autres, la révision de statut des médecins résidents, l’amélioration de la situation et des conditions de travail, et l’ouverture de postes budgétaires. Concernant le statut des résidents, Dr Djadjoua, ajoutera dans la même lancée que « tout repose sur nous les médecins résidents. Nous sommes les chevilles ouvrières des hôpitaux. Mais malheureusement avec l’actuel statut, non revu depuis 1996, nous n’arrivons même plus à nous situer. Sommes- nous des étudiants ou des médecins ? ». Signalons enfin, que des médecins généralistes nouvellement diplômés, des internes et des externes en médecine ont également répondu en signe de solidarité à l’appel du collectif autonome des médecins résidents algériens.

Il y a lieu de noter, qu’à l’heure où nous mettons sous presse, une réunion du Collectif autonome des médecins résidents est prévue afin de discuter des mesures à prendre et « de l’éventualité de cette grève » ajoutera notre interlocuteur.

Tassadit Ch.

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