Soucieuse de la situation précaire qui règne dans la commune d’Amizour, l’association Action, qui œuvre pour l’insertion des jeunes et pour la protection de l’environnement, a interpellé mercredi dernier, dans un courrier, le wali de Béjaïa, M. Hamou Ahmed Touhami, pour lui demander «d’intervenir par des mesures incitatives quant à la réalisation d’une zone d’activité économique à Amizour», lit-on dans cette missive dont nous détenons une copie.
Cette démarche, faut-il le signaler, intervient dans un contexte social explosif marqué par la contestation des jeunes chômeurs aspirant à une insertion réelle et concrète dans le monde du travail. D’ailleurs, les rédacteurs de cette correspondance ont tenu à rappeler au premier magistrat de la wilaya «la nature avant-gardiste de (cette) région, jalonnée par de nombreuses révoltes suscitées par une quête continuelle de justice sociale». Comme pour argumenter sa requête, ladite association a précisé dans cette lettre que la commune d’Amizour, créée en 1872 et s’étalant sur une superficie de 109.36 km2. Ce qui fait d’elle, l’une des plus grandes communes de la wilaya, avec une population de près de 40 000 habitants, dont 72% sont âgés de moins de 35 ans». L’association Action, qui œuvre au profit «d’une population en attente de solution concrète et de dignité sociale», compte sur les «prérogatives du wali auprès des différentes directions et services impliqués dans le développement économique», dans la wilaya, pour la réalisation de cette zone d’activité qui se fait tant désirer par la population d’Amizour. Un autre sujet soulevé par cette association concerne «la problématique suscitée par l’implantation d’une faculté de droit à Amizour». Les auteurs de ce document estiment que ce projet, s’il vient à être lancé constituera «un réservoir considérable en matière d’emploi».
Boualem Slimani

