Il est déjà loin le temps où les citoyens de la wilaya de Bouira, et plus précisément ceux du centre-ville, se réjouissait de l’événement du haut débit ADSL, car le désenchantement fut à la hauteur de l’espoir placé en lui, entre coupures chroniques, haute vertigineuse du débit et déconnexion à intervalle régulier. En effet, les internautes ne savent plus à quel saint se vouer, et sont dans l’expectative la plus totale. Entre service technique défaillant, installation téléphonique désuète et un accueil au niveau de l’Actel de Bouira qu’on peut qualifier aisément de froid et indifférent, les internautes les plus passionnés et dotés d’un moral d’acier, finissent par perdre patience devant une telle indifférence des services concernés. L’Internet est devenu un outil indispensable dans la vie de tous les jours, du simple naviguant de passage, en passant par l’étudiant avide de connaissances que peut receler cet outil de communication et de savoir, en arrivant aux professionnels, tous secteurs confondus. L’internaute consent bien à payer entre 1 300 et 1 800 Da/mois le prix mensuel de l’abonnement à l’ADSL, prix certes étudié mais loin d’être à la portée de toutes les bourses. Mais de là à payer une telle somme pour un service de mauvaise facture, c’est autre chose. On ne peut pas continuer «offrir» un service de piètre qualité et faire payer ce dernier au prix fort. En sus de cela, quand un citoyen ose se présenter à l’agence Algérie Télécom, pour réclamer son due, il se retrouve face à un accueil des plus prohibitifs.
R. B.
