Cette 11e édition s’est procurée une entrée en matière riche en couleurs, c’est le moins que l’on puisse dire. La salle omnisport, où s’est tenu la cérémonie d’ouverture, s’est avérée trop exiguë pour contenir la foule qui l’a prise d’assaut. Pourtant, il ne s’agit nullement d’une salle quelconque. Cette dernière est conçue pour accueillir un nombre important de spectateurs. De plus, à l’occasion de cette fête, même le terrain de jeu a été cédé au public, puisque des chaises ont été mises pour la circonstance sur la plate forme. La salle était noire de monde avant-hier. Peu avant 18h, heure du coup du starter, il était impossible de se frayer un chemin parmi la foule compacte. Plusieurs personnes ont d’ailleurs raté l’ouverture, du fait qu’elles n’ont pas trouvé place. On peut avancer, sans risque de se tromper, le nombre de 10 000 personnes ayant envahi les lieux en cette soirée mémorable. Parmi ce public des grands jours, on citera le directeur de la culture de Tizi-Ouzou, Ould Ali El Hadi, le chef de daïra et le maire d’Azeffoun ainsi qu’une pléiade d’artistes dont le réalisateur Ifticene, l’acteur et le comédien Mohamed Hilmi, le chanteur Ouazib Mohand Améziane, pour ne citer que ceux la. Le wali de Tizi-Ouzou a tenu, de son côté à marquer l’événement à travers un message lu en la circonstance par un de ses représentant. « En mon nom personnel et au nom de tous les citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou, je souhaite à toutes et à tous, la bienvenue dans cette ville côtière d’Azeffoun, pour vivre, ensemble, des moments de bonheur que nous promet cette11é édition du Festival du Film Amazigh », dira le wali dans son message. Et de poursuivre « ces moments nous donnent une double joie, celle de voir le film amazigh grandir et ses réalisations s’intensifier dans un accomplissement rêvé par bien des générations de militants et d’acteurs du cinéma d’expression amazighe, puis celle de nous retrouver à Azeffoun, terre de grands artistes et d’hommes de culture qui ont marqué de leurs empruntes la culture algérienne, aussi bien sur le plan national qu’international ». Dans son allocution, le wali rend particulièrement hommage à El Anka, El Ankis, Issiakhem, Hssissen, Djaout et Fellag. Pour le premier magistrat de la wilaya de Tizi-Ouzou, cette 11e édition marque le début d’une large décentralisation de la vulgarisation de l’effort cinématographique au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. «A travers la présente édition, le film amazigh s’invite dans les tréfonds de la Kabylie et devient un outil de proximité de rapprochement entre acteurs et téléspectateurs ». Le wali n’a pas omis de rendre hommage aux hommes et aux femmes du cinéma, estimant que c’est « avec eux et à travers eux que le 7e art d’expression Amazigh vit ». Dans le même sillage, le Wali a mis en exergue le rôle joué par le Commissariat du Festival dirigé par M. Si El Hachemi Assad, «Une équipe que je salue pour son engagement et sa persévérance à vouloir faire de ce Festival un événement national culturel de référence ». Plusieurs personnalités se sont, aussi, succédées pour prendre la parole à l’occasion de cette ouverture. Une ouverture qui aura été un succès. Le ton a été ainsi, donné pour une édition réussie. Hier, le rendez-vous était à la projection des films en compétition. En tout, 10 films ont été projetés, 6 dans la catégorie «Olivier d’or» et quatre dans celle du «Panorama Amazigh». Le Centre culturel Tahar Djaout et la salle des fêtes de la ville côtière d’Azeffoun ont abrité ces projections. Le Festival se poursuivra jusqu’au 23 du mois en cours.
M. O. B

