Demain, la concurrence

L’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne est enfin entré en vigueur. Cela signifie que les échanges commerciaux entre notre pays et les pays de l’Union vont s’amplifier, cela signifie aussi que, devant l’augmentation de l’offre et la diminution des tarifs douaniers, la baisse des prix. Il va de soi que l’accord va entraîner fatalement un accroissement des importations en provenance de l’Europe et donc concurrencer les produits locaux, c’est-à-dire des entreprises algériennes. N’en déplaise aux ténors du protectionnisme qui regrettent, sous prétexte de protéger l’économie nationale, le temps des monopoles : l’ère est à la mondialisation et aux échanges des biens, des personnes et des idées ! Aux économies nationales de s’adapter aux nouvelles donnes, en faisant les efforts nécessaires pour se faire une place sur les marchés. Quant à nos entreprises,, aussi bien publiques que privées, elles feraient mieux, au lieu de se lamenter sur leur sort, de proposer des produits concurrentiels, pour retenir leurs clients ! On se rappelle du temps où beaucoup d’Algériens préféraient les produits locaux, comme les piles ou les lames à raser, jugés supérieurs aux produits venus d’ailleurs. Et aujourd’hui encore, dans certains domaines, comme l’électroménager, beaucoup préfèrent les produits algériens aux produits importés. En baissant leurs prix et en améliorant la qualité de leurs produits et de leurs services, ces entreprises pourraient garder leurs parts de marchés voire en conquérrir d’autres. Le grand gagnant dans l’affaire sera le client qui pourra enfin avoir le loisir de choisir ses produits sans subir le diktat des monopoles. On n’entendra plus cette phrase que l’on a entendue des années durant, « ddi ula khelli » (c’est à prendre ou à laisser). En Algérie aussi, le client pourra dire qu’il est le roi

S. Aït Larba