« Cela fait plus d’une vingtaine d’années que nous attendons au moins un seul logement. Nous en avons ras-le-bol », tel est l’appel que veut lancer un jeune de la famille Cheikh qui réside au niveau de la cité Cnep en face de la coopérative immobilière colonel Amar Ouamrane à proximité du CEM frères Harchaoui. Et d’ajouter
» je vous invite à venir avec moi et vous allez voir où nous vivons. Nous sommes au total vingt-huit personnes. C’est une véritable promiscuité c’est pourquoi nous louions ce garage pour permettre au moins aux filles et aux enfants de dormir dans les pièces de ce logement », ajoute-t-il. Le jeune que nous avons rencontré devant cet immeuble, désespéré qu’il est, enchaîne : « Et puis, ce logement ne nous appartient même pas. C’est un bien de mon grand-père. D’ailleurs, nous sommes toujours sous menace d’expulsion ». Pour éclairer mieux ce cas rare, notre interlocuteur nous montre toutes les correspondances adressées au chef de daïra, au wali de Tizi-Ouzou et même au ministère de l’intérieur et des collectivités locales. Il nous déclare que plusieurs fois des commissions sont passées pour des enquêtes, mais ils n’ont bénéficié de rien. Cette famille attend toujours la tente qu’on leur a promise. Las de cette situation, notre interlocuteur au nom de tous les autres lance un appel de détresse d’abord au président de la République, puis en direction du secteur de l’Habitat, afin d’intervenir auprès des autorités et de leur trouver une solution. « En plus de cette promiscuité nous avons des malades dont trois sont asthmatiques », conclut l’un des membres de cette famille.
Amar Ouramdane

