Située sur le flanc nord du majestueux Djurdjura, à une quarantaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou, Agouni Gueghraneest considérée comme l’une des communes les plus pauvres de la wilaya.
Elle n’a connu aucun de changements remarquables pour espérer juguler le calvaire que vivent les populations, ni un autre programme de développement apte à améliorer leur cadre de vie. Aucun secteur n’a connu d’avancées, qu’il s’agisse de la santé de la jeunesse, du logement ou de l’investissement. Une contrée de plus de mille (1 000) habitants qui ne possède qu’un centre de santé et trois unités de soins, loin de satisfaire la demande des villageois, elle est également dépourvue d’une maternité maintes fois réclamée à cause de l’éloignement par rapport au chef-lieu de daïra Aït Argane, par exemple, village distant de 16 km de la maternité de Ouadhias, s’est retrouvé coupé du reste du monde, après les récentes chutes de neige. Des décès dramatiques y ont été enregistrés. Quant au secteur de la jeunesse, l’inexistence d’infrastructures de loisirs et d’épanouissement tel un stade ou un complexe de proximité est un handicap pour la frange juvénile, même si les assiettes foncières existent dans différents recoins. Les clubs locaux trouvent d’énormes difficultés à gérer leurs saisons, à l’image du club de sports de montagne du village n’Ath Argane. Le secteur des travaux publics n’est pas mieux loti, certaines routes reliant les bourgs au chef-lieu se trouvent dans un piteux état et à plusieurs endroits, comme le tronçon allant de Ouadhias vers Agouni Gueghrane. Pour ce qui est des logements sociaux, la municipalité n’a jamais bénéficié de ce programme malgré la disponibilité d’assiettes foncières, même les quotas alloués dans le cadre de l’habitat rural restent en deçà des attentes de la population.
L’APC sans siège ni parc communal
La commune d’Agouni Gueghrane vit un dénuement total, elle ne possède même pas un siège pour la mairie, se rabattant sur l’infrastructure destinée originellement pour la garde communale. Les élus locaux ont réclamé des pouvoirs publics la réalisation de cette édifice afin d’améliorer les conditions de travail et de satisfaire la population. La municipalité ne dispose pas également d’un parc communal, les camions et les différents engins sont disposés à même la rue, au centre du chef-lieu. Il faut dire que plusieurs projets ne se sont pas concrétisés, principalement à cause de la situation de l’APC qui continue de subir les affres du blocage depuis prés de deux ans. Au lieu de s’occuper du développement de la localité les élus n’ont, semble-t-il, pas encore décidé de mettre fin à leurs divergences, ce qui ne fait que repousser le développement de la commune aux calendes grecques.
M. Zerbout

