Quelques jeunes chômeurs de la commune d’Aït Yahia Moussa ont commencé à ériger des baraques au niveau du chef-lieu.
Bien que ce dernier n’ait pas assez d’espaces, ni d’assiettes foncières communales, le site derrière la sûreté urbaine (non encore opérationnelle) a été dès l’après midi de mercredi dernier, amoncelé par des jeunes qui veulent y ériger des échoppes, cela sans épargner un autre espace situé en face du vulcanisateur, sur la route du lycée. Maintenant, un autre problème est posé celui de laisser ou non ces jeunes achever cette action. Dans le cas affirmatif, doit-on mettre à la disposition des autres qui n’ont pas recouru à ce genre de comportement, d’autres assiettes ? En tout cas, les autorités sont mises devant une situation inextricable. Car, au moment où, ailleurs, une lutte est menée pour l’éradication de constructions illicites, à Aït Yahia Moussa, cela devient un mode de revendication. Dans cette commune, les quarante sept locaux, lancés dans le programme des cent locaux par commune, sont en cours de réalisation. Dans leur plate-forme de revendications, les chômeurs, rappelons-le, ont exigé l’achèvement de ces locaux, la création d’une zone d’activités, un quota supplémentaire en matière d’emplois, dans le cadre des dispositifs mis en place, et une allocation chômage de quinze mille dinars. Contacté à ce sujet, le maire nous a répondu qu’une assiette foncière de deux mille mètres carrés a été dégagée pour la réalisation d’un marché de proximité (un grand hangar) à l’instar des soixante sept communes de la wilaya. « Cela donnera de l’emploi à plus de cent cinquante jeunes, sans compter ceux qui vont s’associer entre eux », nous a répondu, sur ce sujet, notre interlocuteur. Il faudra se demander si cette action d’accaparement de ces terrains va aboutir. Il faudra attendre pour répondre.
Amar Ouramdane

