Quarante jours après la suspension du président de l’APC par le wali, aucun indice n’augure du retour à la normale dans cette coquette station balnéaire qui a connu une situation de blocage inédite, suite au bras de fer qui opposait les élus du RND, du FFS et les indépendants au maire RCD.
En effet, le feuilleton qui a pris racine pour rappel depuis les élections municipales de 2007, a connu son épilogue le 17 du mois de février passé suite à la décision du wali portant sur la suspension du P/APC en application de la délibération des élus ayant agi en se référant à l’article 32 du code communal (cas de maires poursuivis en justice), en votant la suspension du maire en majorité quatre élus contre trois. Aujourd’hui, c’est le statut quo au niveau de l’APC suite à l’avortement des deux réunions provoquées par le wali, consécutivement prévues pour le 6 et le 13 du mois en cours boudées par les élus RCD (formation du maire suspendu). «Nous avons été convoqués à deux reprises par le chef de daïra pour l’installation du maire malheureusement, les élus RCD ont refusé d’assister», nous a confié un élu indépendant. Que va faire l’administration devant ce blocage ? Les deux hypothèses les plus probables sont le recours à une gestion administrative via le secrétaire général chapeautée par le chef de daïra, ou la désignation d’un «administratif» pour présider la délégation exécutive communale (DEC). «Nous avons été élus et nous n’accepterons en aucun cas une gestion des affaires de nos concitoyens par des représentants administratifs ou administrateurs», nous a précisé M. Hamid Amirouche (élu indépendant) qui met en garde d’emblée l’administration compétente contre toute décision opaque allant contre la volonté des citoyens de la commune. «Le recours à la désignation d’un DEC ou d’un administrateur ne réglera aucunement les problèmes de la commune, ayant cumulé un retard considérable en matière de développement local. Nous nous réservons le droit de défendre énergiquement l’intérêt des Ath Segoual avec tous les moyens légaux», conclut notre interlocuteur. Du pain sur la planche pour le wali appelé à statuer sur un dossier épineux.
Rabah Zerrouk

