La route de l’arrière-port enfin refaite à neuf

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La route de l’arrière-port a été enfin bitumée après plusieurs épisodes de protestation dont le dernier en date, est le blocage de l’accès à l’enceinte portuaire par les transporteurs de marchandises.

Il n’est pas sûr que cette solution dictée par l’urgence soit appelée à durer, au regard de l’importance des contraintes qui pèsent sur une chaussée empruntée quotidiennement par des centaines de camions de gros tonnage. C’est un calvaire au quotidien qu’enduraient des milliers d’usagers de la sinistre route dite communément de l’arrière-port, dans la ville de Béjaïa. Ce tronçon routier d’un kilomètre environ et desservant pourtant, pas moins de cinq grandes entreprises où travaillent des centaines d’ouvriers, était des plus dégradées. S. Boudjemaâ, ouvrier à l’ICOTAL, qualifie la situation de cette route de «catastrophique ». En effet, sa chaussée est complètement défoncée. Des nids-de-poule et des trous béants y sont formés au fil des années, rendant ainsi cet axe routier impraticable. M. Ramdani, PDG de l’ICOTAL, habitué à fréquenter cette route, nous dira qu’il faut chaque jour «se bagarrer» pour frayer un passage et rejoindre son lieu de travail, tant l’embouteillage causé par son impraticabilité de la route est au quotidien. Notre interlocuteur nous a indiqué qu’une pétition a été pourtant signée conjointement, il y a deux ans, par les entreprises ICOTAI, Cévital, Sonatrach, Transbois et l’entreprise portuaire desservies par ce tronçon, suivie d’une intervention à la radio locale, pour demander aux autorités concernées la réfection de cette route. Hélas, rien n’a été fait à ce jour. «Il y a des entreprises qui ont investi tant de milliards, toutefois il n’existe pas un accompagnement quant à l’aménagement urbain de la part des autorités concernées», a fait savoir de son côté M. Douadi, responsable de la maintenance à l’ICOTAL.

Boualem Slimani

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