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Le nombre de passeports accordé pour la wilaya jugé insuffisant

Le nombre de passeports accordé chaque année, à la wilaya de Tizi-ouzou, pour les candidats au pèlerinage (hadj) aux lieux saints de l’Islam (La Mecque et Medine, en Arabie Saoudite), est jugé insuffisant, selon une source locale proche du dossier, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, alors que devait se tenir aujourd’hui, une opération de tirage au sort à travers toutes les communes.

‘’Il est accordé un peu plus de 300 passeports à la wilaya de Tizi-Ouzou, la plaçant au même titre que celles ayant une faible population, notamment du sud du pays, ce qui peut être considéré comme inéquitable’’, a indiqué cette source. ‘’De plus, il arrive qu’il n’y ait pas de candidats dans une commune mais un pic de prétendants au Hadj dans d’autres’’, a ajouté la même source, pour qui, il serait plus juste que soient reportées ces places sur celles où il y a plus de besoin et d’une même daïra pouvant ainsi satisfaire tous ceux qui veulent s’y rendre. ‘’Ceci est d’autant plus nécessaire que les candidats au Hadj dans notre wilaya et en Kabylie en général sont généralement de vieilles personnes dont le risque de les voir rater cette obligation (Fardh) est réel.’’

‘’Le tirage au sort de ce dimanche, intervient à la fin d’une période d’inscription ouverte, tout au long du mois de mars, et devrait permettre d’établir des listes aux fins de repêcher des candidats par communes si quelqu’un venait à décider de se retirer’’, a expliqué la même source.

Le pèlerinage donne lieu dans la wilaya de Tizi-Ouzou, et en Kabylie généralement, à des scènes festives chargées d’émotion, au départ comme à l’arrivée des pèlerins. Jadis, du temps où les pèlerins partaient en caravane, ils sont accompagnés par toute la tribu (aarch) en fête, aux sons d’Ezziari, un air louant le départ aux lieux saints de l’islam. A l’arrivée des pèlerins, ceux-ci recevaient les visiteurs pendant sept jours, leur offrant nourriture et bénédiction. Mais n’y partaient alors que les gens riches. Le pèlerinage est devenu accessible à tout le monde de nos jours,bien qu’il revienne toujours très cher. Il devrait dépasser les 320.000 dinars en terme de coût du voyage et des autres frais liés à l’arrivée et aux cadeaux inévitables ramenés de la Mecque. Le coût a doublé en pratiquement dix ans, avec pratiquement une augmentation observée chaque année, même après la création de l’office du Hadj. Certains disent par méconnaissance de la religion musulmane qu’il vaut mieux distribuer cet argent aux pauvres du pays oubliant que le pèlerinage est un pilier et une obligation à toute personne qui a les moyens physique et financier de le faire et ce, sans attendre de “vieillir’’, disent les exégètes de l’islam.

Belkacemi Mohand Saïd

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