Seddouk Il aura lieu les 8 et 9 avril – Colloque national sur la vie de cheikh Belhaddad

Le colloque national sur la vie de cheikh Belhaddad, est sans nul doute une occasion pour s’interroger sur un motif-la rhétorique de l’insurrection de 1871- encore peu étudiée par la critique et qui, pourtant, peut offrir une perspective intéressante pour aborder toutes les résistances qui ont concouru à la formation de l’esprit nationaliste qui, à son tour, accoucha de la glorieuse guerre qu’a connue le 20ème siècle, celle de Novembre 1954.

Il y a 40 ans, jour pour jour, une conférence à l’occasion du centenaire de la mort de cheikh Belhaddad a été tenue à Seddouk sous le thème : “un itinéraire de spiritualité et de combat”. De son vrai nom Mohand- Améziane Ben Ali Belhaddad,il st devenu une figure emblématique des révoltes populaires menées contre les colons français après 1830, il est né en 1791.

L’itinéraire de Cheikh Belhaddad, sa spiritualité et son combat contre le colonialisme ont été au centre de la conférence portant commémoration du premier centenaire de la mort de cet illustre homme.

L’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sous feu Boumediene, Mouloud Kacem Nait Belkacem, ayant pris part à cet hommage posthume, a qualifié cheikh Belhaddad de « chef spirituel » qui a su, a-t-il dit, « véhiculer ses idées, unifier les rangs et inciter les populations à lutter contre le colonialisme ». Il a mis l’accent également sur le rôle politique, religieux et militaire qu’il a joué surtout avec l’adhésion des tribus qui ont fait face aux forces coloniales en faisant échec à leur tentative d’invasion de la région telle que souhaitée par les forces ennemies.

Conférence aussi, qui a pu obtenir le témoignage d’imminentes personnalités tels que : Mouloud Mammeri, Mustapha Lacheref, Mouloud Gaid, Tahar Oussedik, Mahfoud Keddache et Yahia Bouaâziz. Tous ont appelé les jeunes notamment les étudiants à s’intéresser d’avantage à l’histoire de leur pays et à établir un lien entre eux et les moudjahidine en vue de leur permettre d’écrire leurs mémoires “qui sont des témoignages vivants de la plus glorieuse guerre qu’a connu le 20ème siècle’’ ainsi que les différentes étapes et péripéties de l’histoire dans différents domaines, notamment l’histoire de la culture algérienne, la philosophie de l’histoire de l’Algérie contemporaine, la chronologie des résistances des Algériens à travers les temps.

C’est auprès du directeur du colloque, qu’on est allérecueillir des information, lequel, dit-il, a été organisé tout d’abord, pour revisiter ce centenaire qui provoqua en son temps, au-delà même des milieux universitaires, de véritables tempêtes, mais aussi pour réhabiliter le cheikh, mettre en valeur le rôle joué par le peuple à travers l’insurrection de 1871 contre le colonialisme couronné par la guerre d’Algérie 1954 comme disait un des écrivains français : « Ce que les français on pu avoir au bout de leurs canons en 1871 le payeront en 1954 », afin que les recherches entreprises sur la vie du cheik soit cristallisées,et relancer l’idée du musée octroyé officiellement par le ministère de la Culture mais non encore réalisé encourager le tourisme spirituel, la recherche et tendre la perche à tous ceux et celles qui peuvent enrichir la bibliothèque de Lokri qui fût jadis, un pôle de rayonnement scientifique, culturel spirituel et foyer de contestation.

Compte tenu de ces objectifs tracés et du programme concocté par l’association qui corroborera le colloque : un festival artistique, un gala de football avec les anciens lions de Djurdjura (JSK) et un semi marathon qui attend toujours la participation de toute la population de la vallée de la Soummam, se tiendront en parallèle. Forts de leur expérience, ces valeureux bénévoles de l’association cheikh Belhaddad placent cette fois-ci, la barre très haut, tout de même, ils on su et pu avoir l’appui de L’APC de Seddouk, la direction de la culture ainsi que le patronage de Mr le wali ; à cet effet, il est attendu qu’une armada de docteurs de qualité animeront ce colloque et traiteront les multiples facettes de la vie du cheikh,ce qui sûr c’est qu’il y aura des divergences à travers leurs communications qui auront trait aux différentes idiologies ; et puis, on le sait à l’avance nous disait le directeur du colloque, c’est là qu’il faut distinguer que l’itinéraire du cheikh était empreint de sagesse et de justesse quand les spécialistes en parlent, conclut-il. Décidément, c’est en deux jours, que les conférenciers ayant déjà confirmé leur présence à savoir : Abdennour Abdeslam, Djamil Aissani, Zine eddine El kassimi, Amar Talbi, Sediki Djamel Abdelmoumene Kassimi, M’chahad, Si Mohand Cherif Bencheikh, cheikh Ouali, Sadek Bala, Si l’Bahi, Cheikh Ali Batache, Zidani Farid et le directeur du HCA, que les quatre volets que comporte le colloque seront traités ‘‘le volet religieux, scientifique, éducatif et le volet révolutionnaire», dont chacun renvoie à une facette qui constitue une des digressions de la vie du cheikh et de sa personnalité et enfin montrer en quoi l’insurrection de 1871 est aussi un emblème.

Tahar Boualla