Les transporteurs urbains exigent un accès à la nouvelle gare routière

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Le bruit court que la direction des Transports envisage d’attribuer cette manne à une seule entreprise de transport, l’ETUB en l’occurrence.

L’ouverture toute prochaine de la gare routière des Quatre Chemins va sans doute redessiner le plan de circulation des bus de transport urbain, étant donné le flux de voyageurs qui auront à continuer leurs routes vers les différents quartiers de la ville, et dont il faudrait tirer profit. Le bruit court que la direction des Transports envisage d’attribuer cette manne à une seule entreprise de transport, l’ETUB en l’occurrence. A cet effet, le bureau de Béjaïa de l’Organisation nationale des transporteurs algériens, l’un des trois syndicats de transporteurs qui activent dans le secteur a, à la demande des exploitants de bus, organisé dans l’après-midi du samedi, à la salle de conférence de la rue de la Liberté d’El-Khemis, une assemblée générale des transporteurs de voyageurs. L’ordre du jour du regroupement, auquel ont assisté deux membres du bureau national de l’Organisation, porte sur trois points essentiels à savoir : la gare routière, l’état des routes et les impôts. Mais la soixantaine de personnes qui ont, à l’invitation du président du bureau de l’Organisation de Béjaïa, préféré débattre du seul point qui leur tient à cœur pour l’heure, à savoir leur entrée dans la nouvelle gare routière pour bénéficier du flux des voyageurs en provenance de différentes wilaya ou des villes de cette wilaya. Actuellement, le gros des voyageurs se trouve, explique-t-on, au niveau de trois arrêts principaux : l’arrêt du Stade de l’Unité maghrébine qui prend en charge les voyageurs en provenance des villes de la Vallée, celui de l’Edimco où beaucoup de voyageurs aiment prendre le relais pour les autres quartiers de la ville et enfin, l’arrêt de la SNTV pour ceux qui arrivent de la côte est et d’autres wilaya. Avec la nouvelle gare routière, toutes ces arrivées de voyageurs seront concentrées à son niveau. Et pour les exploitants de bus de transports urbains, il est hors de question de laisser ce grand flux de voyageurs au profit d’une seule entreprise, c’est-à-dire de l’ETUB. Même si au cours de la réunion, aucune résolution n’a été prise quant aux actions à entreprendre, les observateurs sentent qu’ils sont décidés à défendre bec et ongles leur part de gâteau.

B. Mouhoub

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