Après la déception, la résolution

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Dans la lettre qui nous a été remise, les habitants de la cité de regroupement à Aomar-centre dénoncent la supercherie de la bureaucratie et de l’administration. Une vingtaine de familles occupent des logements dans la cité de regroupement bâtie en 1956 par l’armée française. Cette situation dure depuis cette date. Ces logements en dur ne sont en réalité, que des maisons à l’ossature incertaine. Et nous les qualifions de maisons précaires. Elles ne disposent ni de fenêtres ni de courette. La vie est infernale dedans surtout en période estivale où la chaleur est caniculaire. Ces habitations présentent des dangers et des risques d’effondrement. Ras le bol de la vie qu’ils mènent, ces citoyens s’expriment.A vrai dire, l’affaire remonte à 1999 où l’agence foncière de Kadiria avait procédé à la vente des lots de terrain sur la parcelle qu’occupe la cité.L’agence foncière avait délivré des actes provisoires de propriété d’un lot de terrains aux concernés qui ont versé la somme de 15000 DA, et le dossier est clos. Vint le séisme du 21 mai 2003. La terre trembla, les habitants, d’Aomar-Gare et ceux du lotissement à Aomar-Centre avaient cru le pire vu l’état des maisons. On pensait que ces “taudis” avaient cédé et s’étaient effondrés, mais ces habitations vieilles d’un demi-siècle avaient défié la secousse tellurique et toutes les imaginations.Les services du CTC effectuent un contrôle et déclarent que les habitations ont subi des dommages de niveau 5. Les habitants du vieux quartier bénéficient d’une décision portant l’octroi d’aide destinée à la reconstruction de l’habitation individuelle déclarée irrécupérable suite au séisme.L’aide s’élève à un million de dinars pour chaque citoyen pour reconstruire son logements. Certains habitants ont bénéficié d’un logement social, les autres, les 20 plaignants, se trouvent, malheureusement, devant un problème crucial. Pour bénéficier de l’aide financière que doit verser la CNL, il faut que les bénéficiaires aient des actes de propriété, or les citoyens ne possèdent qu’un acte provisoire.Depuis 1999, le dossier n’a été traité ni par l’agence foncière ni par la cadastre, ni par les domaines et la Conservation foncière, jusqu’au jour où les citoyens, déçus, ont adressé leurs doléances par voie orale et écrites à toutes les instances : APC, daïra, wilaya et ministère de l’Habitat afin que leur situation soit régularisée. Les services du cadastre ont établi un plan cadastral initial. Après sa publication, un “supposé héritier” s’oppose, ce qui sous-entend que la parcelle où est bâtie la cité de regroupement est une propriété privée. Si l’agence foncière de Kadiria avait fait son travail, les citoyens ne seraient pas lésés dans leur droit. Les services du cadastre refont le plan cadastral et ce qui est achevé est remis à la daïra. Après la modification de l’arrêté d’intégration conformément au plan cadastral et sa notification à la Conservation foncière, un permis de construire sera délivré et remis aux plaignants qui auront par la suite un acte de propriété.Selon les déclarations du chef de daïra de Kadiria, la situation sera résolue définitivement dans quelques jours et les concernés bénéficieront du montant octroyé à la reconstruction du logement.

A. Bouzaïdi

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