Les enseignants vacataires de la langue amazighe recrutés, pour la plupart d’entre-eux en 2003, viennent d’être intégrés dans le corps d’adjoints d’éducation chargés de l’enseignement de tamazight.
Ainsi, 20 enseignants ont été invités au début de la semaine en cours, à se rapprocher de l’académie de Bouira pour récupérer les décisions de leur intégration. La joie se lisait sur les visages de ces éducateurs qui ont mené un combat sans relâche pour faire valoir leur droit.
A chaque début d’année scolaire, c’est un calvaire pour eux. Leurs affectations provisoires ne soient établies qu’au mois d’octobre de chaque année, dont la validité ne dépasse guère le 30 juin, ce qui les privent des salaires des deux mois de congé ainsi que le mois de septembre. Plusieurs démarches qu’on ne peut énumérer ont été entreprises jusqu’à la plus radicale d’entre-elles qui n’est autre que le recours à une grève de la faim à la maison de la Presse Tahar Djaout à Alger en 2008. Certes, la prise d’une telle décision comme ultime solution n’a pas été chose facile car, faut-il le rappeler, parmi ce groupe figurent deux femmes enceintes qui ont observé la grève de la faim et de surcroît ont passé des nuits à la belle étoile ! Finalement, et au grand bonheur de cette catégorie, les promesses du département de Benbouzid ont été tenues. La régularisation de la situation socioprofessionnelle de ces enseignants a été prise au sérieux et le combat a abouti. Cependant, il y a lieu de souligner que la liste initiale de ces enseignants protestataires est de 31 éléments. Mais seuls 20 d’entre- eux ont tiré profit de ces mesures. Selon les informations en notre possession, les titulaires de titres universitaires n’ont pas été touchés par cette nouvelle classification. Aussi, toujours selon notre source, quelques uns de ces enseignants vacataires n’ont pas passé le concours d’accès au poste d’adjoint d’éducation, condition posée par la tutelle, et donc n’ont pas fourni de dossiers en vue de leur régularisation. Mais, à en croire les propos de nos interlocuteurs, nonobstant la nature du moins sensible du dossier, les responsables de la direction de l’Education de Bouira n’ont pas fermé la porte pour cette catégorie mais continuent à étudier les cas des recalés.
Amazigh A.

