Chanson Il traite de l’amour et des souffrances des jeunes – Le premier album de Sofiane Mebrouk sur le marché

« Chfigh As maken athrouhadh, astrough imatti el ferq» en d’autres termes, « je me souviens le jour quand tu es partie, j’ai versé les larmes de séparation ». Ce sont des paroles qui viennent du fond du coeur de Sofiane Mebrouk. C’est le titre de son premier album qui est sur le marché dès aujourd’hui.

Sofiane Mebrouk, ce jeune âgé de dix-neuf ans, n’est pas sorti d’un conservatoire de musique, mais de ses entrailles sont sorties des paroles pleines d’amour d’un adolescent. C’est à Tizi N’Tedlest, une bourgade de Aïn Zaouia, que ce chanteur en herbe a commencé à gratter sur les fils d’une guitare ses premières notes avec des amis, dès l’âge de quatorze ans, pour enfin constituer un groupe. « Nous chantions ensemble Ferhat, Ali et les autres, dans les champs puis dans les fêtes familiales. De jour en jour, j’ai appris à me perfectionner. Et l’idée de faire un album m’est venue », nous avait dit Sofiane, tout content de ce produit par qui il espère

« Toucher » un public qu’il connaît très bien, des jeunes comme lui. Quant aux thèmes abordés dans ce produit, c’est de l’amour pur et simple. Ainsi, il a composé six chansons, Chfigh ( je me souviens), la chanson phare de l’album, l’high( j’ai marché), rouh a ya qchich (va petit), oudhan (les nuits), Amek( Comment?), lakhyalim (ta silhouette). Dans cet album, Sofiane joue de l’instrumental en corrélation avec ses paroles touchantes. A l’écouter, on dirait que ce jeune de dix neuf ans est déjà dans « la peau » d’un adulte. Abordant  » Oudhan », Sofiane égrène des souvenirs d’enfance, puis d’adolescence, en évoquant ces longues nuits empreintes de solitude et du manque de l’autre. Dans Lakhyalim, ce chanteur pense à sa bien aimée. En tout cas, ce qui est très intéressant dans ce premier produit de Sofiane, c’est que l’auditeur peut ressentir les souffrances de jeunes (filles et garçons) de nos villages où il y a toujours des tabous, surtout quand il s’agit de « Tayri », l’amour. Et par moment, Sofiane rappelle les amours secrets entre adolescents. Mebrouk promet de revenir avec d’autres produits. Pour un premier album, c’est déjà une prouesse, en dépit de toutes les difficultés rencontrées par ce jeune, notamment pour trouver un producteur et des moyens financiers.

Amar Ouramdane