Une vingtaine de blessés ont été enregistrés hier dans des affrontements ayant opposé les habitants du village Chaouffa, dans la daïra de Mekla, aux forces de sécurité qui voulaient les déloger.
On fait état également d’une dizaine d’arrestations parmi les manifestants qui ont procédé tôt la matinée d’hier, à la fermeture de la RN 12 reliant Azazga à Tizi-Ouzou, qui passe par ladite localité. A travers leur action, les protestataires réclament la régularisation de la situation administrative de leurs terrains. En effet, ces derniers déclarent que cette situation les pénalise sur de multiples plans. « Nous voulions bénéficier des aides allouées par l’état à l’auto construction, chose qui nous a été refusée vu que nous ne pouvions accéder à un permis de construction faute d’acte de propriété», déclare un représentant du comité de village. Ce sont donc, expliquera-t-il, 117 décisions qui sont bloquées et qui restent en suspens. Il ajoutera, qu’à plusieurs reprises, les contestataires se sont réunis avec les responsables locaux, mais aucune suite n’a été donnée à leurs revendications. « Nous sommes allés voir le P/APC à plusieurs reprises. Ce dernier nous a toujours répondu que ce n’était pas de son ressort, il nous a orientés vers les autorités de la wilaya». Chose que les habitants de Chaouffa n’ont pas tardé à entreprendre. En effet, quelque temps après, une délégation c’était déplacée au niveau du siège de la wilaya afin de se concerter avec le Secrétaire Général, lui-même, « et cela remonte déjà à plus de deux mois », dira notre interlocuteur. Cette réunion c’était soldée par un échec, « le SG n’a fait que nous promettre de prendre contact avec les responsables locaux afin d’essayer de trouver une issue à notre préoccupation », nous assure-t-on. «Face au mutisme des responsables locaux et leur incapacité à répondre favorablement à nos revendications, on n’a d’autre choix que d’agir de la sorte», ajoute un autre habitant. Pour hier, notre interlocuteur dira que le P/APC est allé à leur rencontre, mais sans succès, puisque le comité de village a refusé d’autres concertations, si ce n’est avec le wali, en personne, qu’ils ont invité à se déplacer sur place afin de constater leur situation par lui-même. Il y a lieu de signaler que ce mouvement de protestation a entraîné une énorme anarchie au niveau des routes et de la circulation routière, tout au long de la journée d’hier. En effet, les usagers, habitués à emprunter cette route à grande circulation, ont été contraints à rebrousser chemin, ou à se rabattre sur d’autres voies, chose qui a engendré des files énormes de véhicules sur plusieurs kilomètres. Aussi, et à l’heure où nous mettons sous presse, la route demeure fermée à la circulation et les contestataires confirment que «nous ne sommes pas prêts à rebrousser chemin. Nous sommes prêt à rester ainsi et bloquer la route jour et nuit, jusqu’à satisfaction complète de nos revendications ». L’intervention de la force publique n’a pas dissuadé les manifestants qui ont campé sur leur décision d’occuper la route. Vers 16h les barricades n’ont pas été levé c’est ce que soutien, en tous cas une source locale.
T. CH

