Un évènement à la hauteur de l’homme

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Le colloque sur la vie de Cheikh Aheddad, coïncidant avec le 140e anniversaire de sa mort, tenu les 8 et 9 avril derniers, a été à la hauteur de la stature de cet illustre savant et moudjahid, tel que relaté par les conférenciers à travers leurs communications.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Dr Ammar Talbi disait ceci: « Je voudrais me faire le messager des Rahmanis pour vous exprimer toute notre amitié. En intervenant au début de ce colloque national, je voudrais commencer par vous exprimer un triple merci. D’abord de m’avoir invité en tant que personne ayant déjà participé au centenaire du cheikh, puis d’avoir permis ce rassemblement et d’avoir ainsi pris le risque d’un colloque différent, et enfin, de m’avoir invité en tant qu’actuel chercheur, à m’exprimer sur la vie de Cheikh Aheddad, pour lequel je consacre un temps précieux en étudiant et en réécrivant un de ses manuscrit sur le soufisme.» C’est ainsi que les travaux ont commencé accordant à chacune des imminentes personnalités présentes un temps judicieusement réparti vu leur nombre. Le colloque sur la vie de Cheikh Aheddad, coïncidant avec le 140ème anniversaire de sa mort, tenu le 8 et 9 avril, a été à la hauteur de la stature de cet illustre savant et moudjahid, tel que les conférenciers l’on prouvé à travers leurs communications. Cette fois-ci, les nuances ont disparus du registre des intervenants, tous ont insisté sur le fait que le cheikh était un homme religieux et de lettres ayant mené une vie d’homme politique et de guerre. S’agissant de la rhétorique de l’insurrection de 1871, le Dr Zidani a fait un exposé historique à travers lequel il insiste sur les attaques menées pour éradiquer les Zaouias Rahmania, par les français, ce qui a représenté le socle sur lequel l’insurrection s’articula, et pour mieux comprendre, un aperçu sur la chronologie des faits, ayant un lien directe ou indirecte avec la révolte de 1871, illustre parfaitement la place qu’occupait le Cheikh, qui a été longtemps peaufinée par un calendrier typique des hommes de guerre. Pour mémoire, disait le Dr Zidani, l’insurrection de 1871est passée de l’étape d’hésitation à l’étape de non retour, et le Cheikh a eu le privilège de sacraliser cette deuxième étape quand El Mokrani lui demandait de déclarer la guerre, et qu’il lui répondait par la fameuse expression : « Erraï thamchoume maâna athnakhethame », c’est-à-dire que « l’idée était maléfique mais on la fera ».

S. Chibane.

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