Situé en contrebas du centre urbain du village Ath Hammad, à la sortie nord de la commune de Saharidj, la localité Timezguida, est vouée à la marge sur les plans tant géographique que du développement. La localité abrite plusieurs centaines d’habitants qui souffrent de l’absence d’une voix d’accès vers le village, où se concentrent les quelques infrastructures de base comme, l’école primaire, le CEM, le bureau de poste et enfin le centre de santé. Le seul lien entre Timezguida et le village Ath Hamad est une piste étroite, escarpée, pierreuse. C’est un chemin qui monte. Les personnes âgées et les malades ne peuvent s’y aventurer sans risque de chute et au prix d’un effort, qui peut avoir raison du sportif le plus accompli. Les situations qui exigent des évacuations urgentes sont angoissantes car il n’y a que quelques citoyens à posséder des véhicules et qui peuvent, en cas de besoin, être sollicités pour le transport au titre de la solidarité villageoise. En plus, le seul accès carrossable en guise de lien pour rejoindre le chef- lieu de la commune, ou le village d’Ath Hamad à partir de cette localité reste un détour de quelque 5 kilomètres, se trouvant dans un état lamentable. Seule une petite partie de cette piste a été prise en charge dans le cadre des PCD, il y a près de trois ans, mais l’opération en question n’est d’aucun effet, car ses prolongements vers la RN 30 et le village mitoyen Ath Oualvane demeurent dans un état lamentable. La route étant un élément indispensable pour le développement d’une région, ce qu’est l’artère pour le maintien en vie d’un corps, il va sans dire que les habitants de Timezguida souhaitent sortir de leur isolement, si on veut leur donner les moyens de rester sur place pour ne pas aller chercher ailleurs les commodités de la vie moderne. En attendant donc que les responsables concernés se penchent sur le cas de cette localité les centaines de villageois qui y habitent doivent prendre leur mal en patience et espérer des jours meilleurs.
Nadia Hamani