La Dépêche de Kabylie

Amizour Lutte contre le chômage, émancipation de la femme, promotion de la culture et préservation de l’environnement – Les grands défis de l’association Action

L’association Action, pour l’insertion de la jeunesse et la préservation de l’environnement, vient de se doter d’un document de base, rendu publique récemment, dont il est fait mention de sa vision, de ses ambitions et de son plan d’action «en faveur des intérêts de la commune en premier lieu».

Après avoir interpellé le wali de Béjaïa, M. Hamou Ahmed Touhami, le mois de mars dernier, pour solliciter son intervention par des mesures incitatives quant à la réalisation d’une zone d’activité économique dans la commune d’Amizour, distante de 25 km de la ville de Béjaïa, l’association Action, pour l’insertion de la jeunesse et la préservation de l’environnement, vient de se doter d’un document de base, rendu publique récemment, dont il est fait mention de sa vision, de ses ambitions et de son plan d’action «en faveur des intérêts de la commune en premier lieu ». Selon les rédacteurs de ce document, l’association Action a été créée «dans l’ambition de combattre le chômage, tout en s’inscrivant pour l’insertion de la jeunesse et la sensibilisation face aux problèmes environnementaux ». La situation précaire qui prévaut dans cette région, jalonnée par de nombreuses révoltes suscitées par une quête continuelle de justice sociale, est ce qui interpelle les membres de ladite association. « C’est la réalité sociale dans sa globalité (économique, socioculturelle, environnementale) qui nous interpelle à œuvrer au profit de notre population », lit-on dans ce document dont nous détenons une copie. La sortie de la crise du chômage, qui frappe de plein fouet les jeunes de la région, est ce qui préoccupe, particulièrement, cette association. D’ailleurs, plusieurs activités sont prévues par ses membres pour trouver des solutions adéquates aux différents problèmes ou obstacles auxquels font face, quotidiennement, les demandeurs d’emplois. Dans cette optique, elle compte recenser les différents problèmes liés au quotidien des jeunes chômeurs en quête d’emploi. En outre, Action revendique «une large décentralisation des agences (ANSEJ, CNAC, ANEM) affectées aux organismes d’aide à l’emploi et la création de richesses au niveau communal ». Aussi, ses fondateurs disent œuvrer pour la levée «des contraintes et des procédures lourdes liées à la création des micro entreprises ». L’allocation chômage est aussi l’une des revendications de cette association. Elle propose aux pouvoirs publics une allocation chômage «à hauteur de 50% du SMIG ». Quant au règlement des problèmes environnementaux existants à Amizour, Action compte lutter contre la prolifération des « décharges non conformes » et « entretenir une vision scientifique et économique inhérente à la récupération issue de la décharge publique (recyclage) ». Aussi, elle revendique « la réalisation de stations d’épuration des eaux de l’assainissement ». La situation de la femme, parfois tenue en marge du développement, inquiète aussi les militants de cette association. M. Hacène, l’un de ses membres, nous dira que leur association « prend acte de l’importance de la place de la femme dans la société et lutte à ses côtés pour son émancipation ». Enfin, les rédacteurs de ce document, qui disent être «en faveur d’une synergie aux thèses élaborées », sollicitent les compétences de la localité à adhérer à leur démarche pour atteindre les objectifs qu’ils se sont assignés. Toutefois, ils restent prudents pour éviter « les dérives occasionnées par la récupération de tous bords à des desseins ambigus et contre leurs intérêts intrinsèques ».

Boualem Slimani

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