Le service d’état civil de l’APC d’Akbou domicilié dans les locaux de l’ex-galerie algérienne, est régulièrement submergé par une foule de citoyens en quête de documents administratifs. D’après de nombreux témoignages de citoyens de la région, il faut pointer aux aurores et parfois jouer des coudes pour espérer accéder aux guichets. «Nous distribuons une centaine de tickets par jour, que nous épuisons dès la première heure de la matinée», nous dira un agent de sécurité rencontré à l’entrée de la bâtisse. «Le problème d’affluence, précise-t-il, se pose uniquement pour la délivrance de documents. Concernant la légalisation des signatures, le guichet est accessible toute la journée». Une escouade de jeunes amassés tout près de l’entrée du service nous disent avoir fait de multiples déplacements sans pour autant avoir réussi à obtenir le fameux sésame. «C’est la deuxième fois que je me présente sur les lieux et à chaque fois on me sert la même rengaine : plus de jetons», s’offusque Ghilès, venu du village Colonel Amirouche. «Si, à chaque fois que l’on a besoin d’un extrait de naissance ou d’une fiche familiale on doit s’astreindre à une journée d’attente, on n’est pas près de sortir de l’ornière», renchérit Toufik résident au village Laâzib. «Il est grand temps, poursuit-t-il, que les responsable de l’APC se penchent sérieusement sur ce problème qui pénalise toute la population». Service de l’administration local le plus sollicité l’état civil est aussi devenu le point de chute de toutes les doléances mais aussi le réceptacle de toutes les récriminations des administrés, outrés par des prestations qu’ils jugent en deçà de leurs attentes et de leurs espérances. «Il ne faut pas être grand clerc pour détenir la science infuse. Nos responsables veulent maintenir l’état civil dans son état archaïque et suranné car comment expliquer qu’une commune aussi riche qu’Akbou ne songe pas à informatiser ce service sensible ou à ouvrir des antennes administratives dans les localités populeuses», s’interroge sur un ton vindicatif Djamel, habitant le quartier Sidi Ali.
N. Maouche

