Boghni Dans une requête adressée au wali – Des villageois dénoncent la gestion de l’APC

Dans une longue requête adressée au wali de Tizi-Ouzou, des citoyens se considérant comme les représentants de la population de Boghni, ont remis en cause la gestion des autorités locales, accusées d’être derrière “la gestion obscure sans aucune transparence des dossiers sensibles notamment celui lié à l’action sociale”.

Pour ce premier point parmi d’autres énoncés dans le document de dénonciation, dont une copie nous a été remise, des constats ont été suffisamment détaillés à commencer par l’attribution des locaux pour les chômeurs dans l’enceinte du marché des fruits et légumes, une opération faite, selon les rédacteurs du document transmis aussi au chef de daïra, «dans l’opacité», du fait que la liste des attributaires n’a pas fait l’objet d’affichage, conformément à la loi pour permettre d’éventuels recours “. Pis encore, l’on soupçonne également l’autorité chargée de l’attribution de favoritisme, car les plaignants écrivent que «des bénéficiaires sont en fait des enfants ou parents de l’exécutif communal, en plus des autres privilégiés parmi les familles de riches commerçants de Boghni». En ce qui concerne les logements sociaux distribués par la commission de daïra, «elle a obéi au même manque de transparence et au clientélisme au même titre que l’aide à l’habitat rural, là encore le piston a prévalu», ajoute t-on dans la requête. Toujours dans le même sillage, les locaux construits au dessus de l’abattoir communal, dont l’attribution effective tarde à venir depuis 2002, causant ainsi leur abandon, la dilapidation du patrimoine foncier de la commune et la cession des terrains à des particuliers, au détriment de la collectivité et de la population en quête d’espaces verts et de jeux, comptent parmi les griefs retenus contre les autorités locales. En abordant d’autres aspects, ceux qui touchent en particulier à l’amélioration du cadre de vie des citadins, des constats alarmants allant de l’état des routes qualifié de lamentable, le manque d’aménagements extérieurs dans les cités et les travaux d’aménagement urbain sans suite, en dépit de la finalisation des dossiers techniques, pour arriver ensuite au patrimoine public abandonné la collecte d’ordures qui continue à faire défaut et la population soumise à un calvaire permanent à l’agence postale à cause des chaînes interminables. Les rédacteurs de ces revendications d’ordre sociales à Boghni, ont pris la mesure de les énoncer pour alerter le chef de l’exécutif de la wilaya en premier lieu. S‘agissant de l’habitat précaire, le document de mise en cause des autorités de Boghni , a fait état de l’inexistence de solutions pour mettre fin au calvaire de dizaines de familles . ” les services publics de l’APC et de la daïra, notamment les services administratifs et techniques sont gangrenés par la corruption à telle enseigne que la délivrance d’un acte de naissance se négocie à 200 DA, affirme t-on encore dans la requête, dans laquelle les zones rurales de la commune n’ont pas été oubliées en dénonçant les retards de développement qu‘elles continuent d’enregistrer.

M. F.