Les habitants de nombre de villages démunis et déshérités fustigent les tarifs imposés par les transporteurs des lignes intercommunales qu’ils estiment
En effet, ces gens-là se trouvent entre le marteau et l’enclume du fait qu’ils sont obligés de se rendre constamment au chef-lieu de la daïra, qui pour une simple pièce administrative, qui pour encaisser un chèque postal, à défaut de l’inexistence d’infrastructures au niveau de leurs villages. Cependant, le recours aux fourgons assurant les navettes entre le chef-lieu et les différents villages de cette localité demeure incontournable, mais aussi à quel prix ? Les usagers de ces fourgons sont unanimes à dire que les prix pratiqués ne sont aucunement justifiables et n’obéissent qu’à la seule logique du gain rapide. «Ramasser le plus d’argent le plus vite possible est leur seul souci sans nullement tenir compte des bourses des citoyens», fulmine un habitué de ces moyens de transport privés. «Du village Iksilen au chef-lieu, le tarif appliqué par les transporteurs est de 60 DA, et pourtant la longueur du trajet ne dépasse guère les 15km», renchérit un autre. De leur côté les transporteurs estiment que les tarifs appliqués sont raisonnables, les justifiant par la cherté de la pièce de rechange et l’inhospitalité des routes dégradées. Au final, peut importe qui a tort et qui a raison, une chose tient toujours bon, dans un contexte social ou «le gros poisson mange le petit», les pitoyables citoyens dans cette localité gangrenés par la frustration, et écrasés par la misère sociale, n’ont point le choix que de se résigner. En attendant des jours meilleurs !
Mohamed Haddad
exorbitants.

